Steven Ouellet de l'ADDS Rive-Sud a rendu visite le 6 mai dernier à l'équipe de Dominique Vien, accompagné de Magella Boutin, Marguerite Perron, Julienne Lambert et Suzanne Fortin.
L'ADDS Rive-Sud sensibilise les députés libéraux à la réalité des assistés sociaux
Dans le cadre de la 36e Semaine de la dignité des personnes assistées sociales, qui s'est tenue du 4 au 8 mai, l'Association pour la défense des droits sociaux de la Rive-Sud (ADDS Rive-Sud) a rencontré l'équipe de la députée de Bellechasse et ministre des Services gouvernementaux, Dominique Vien, ainsi que le député de Lévis, Gilles Lehouillier, pour les sensibiliser à la réalité des assistés sociaux, et plus particulièrement au système de catégorisation mis en place en 1989 par le gouvernement du Québec.
Accompagné de personnes affectées par ce système de catégorisation, le porte-parole de l'ADDS Rive-Sud, Steven Ouellet, s'est rendu le 6 mai dernier au bureau de circonscription de Mme Vien à Saint-Malachie pour dénoncer les étiquettes «apte au travail» et «inapte au travail», qui selon lui, sont établies à partir de normes arbitraires et déconnectées des réalités du marché du travail.
Aux dires de M. Ouellet, les personnes considérées «inaptes» sont vues comme des bons pauvres méritants et reçoivent 858 $ par mois, tandis que les personnes jugées «aptes» par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale sont considérées comme des pauvres paresseux et reçoivent une prestation de 564 $, un montant qui ne leur permet pas à la fois de se loger et de se nourrir convenablement, alors que les frais de transport, de logement et de nourriture ne cessent d'augmenter.
Faisant état d'un rapport du ministère qui démontrait qu'en 2006, seulement 8,5 % des prestataires jugés aptes pourraient se trouver un emploi sur le marché du travail, pour démontrer l'incohérence du système de catégorisation, M. Ouellet affirme qu'«il s'agit de violations graves des droits humains que perpétuent le gouvernement Charest et qui doivent cesser immédiatement». «Le fait de ne pas occuper un emploi à temps plein à l'année longue et suffisamment bien rémunéré pour éviter de vivre dans la pauvreté dépend d'une multitude de facteurs qui vont bien au-delà des critères et explications simplistes évoqués par nos décideurs, politiciens et chefs d'entreprises», a-t-il poursuivi.
«Pourquoi le gouvernement du Québec refuse-t-il d'agir alors que l'abolition des catégories fait déjà l'unanimité chez les experts en santé, en itinérance et en respect des droits humains?», a-t-il conclu.