21 Bellechassois visitent les éoliennes de Baie-des-Sables et de Murdochville
À l'invitation de Saint-Laurent Énergies, le promoteur du projet éolien du Massif-du-Sud, une vingtaine de personnes, élus municipaux et leurs conjoints ainsi que les directeurs généraux de deux des quatre municipalités du Massif du Sud, ceux de Saint-Luc et Saint-Magloire, sont montées, le samedi 16 mai, à bord d'un autobus pour se rendre visiter les éoliennes installées à Baie-des-Sables et à Murdochville en Gaspésie.
Douze de ces personnes provenaient de la municipalité de Saint-Luc, cinq de Saint-Magloire et quatre de Buckland.
À ces personnes s'ajoute l'ancienne conseillère de Saint-Luc (elle a démissionné de son poste de conseillère à la mi-avril) Nicole Bilodeau, qui oeuvre désormais pour le compte de Saint-Laurent Énergie, en tant qu'agente de liaison pour le projet du Massif du Sud.
Au cours de ce périple à bord d'un autobus nolisé par Saint-Laurent Énergies, les voyageurs auront aussi l'occasion de rencontrer les représentants de Pesca Environnement, une firme de consultant localisée dans la Baie des Chaleurs, qui est spécialisée dans la filière éolienne et les études d'impacts environnementaux de tels projets.
Modificatrion adoptée au P.I.I.A.
Dans un autre ordre d'idée, mentionnons que le nombre requis de signatures pour obtenir de la municipalité de Saint-Luc qu'elle tiennent un référendum sur son projet de modification à son Plan d'intégration et d'implantation (P.I.I.A.) n'a pas été atteint bien que dans deux cas ce nombre l'ait pratiquement été.
Ainsi, dans la zone 14 F où 11 signatures étaient requises pour forcer la tenue d'un référendum, 16 demandes ont été déposées à la municipalité. Huit de ces demandes ont toutefois été rejetées parce que non conformes soit parce que la demande n'était pas accompagnée d'une lettre de procuration signée lorsque requise, parce que le signataire provenait d'une zone non incluse dans la consultation, etc.
Dans la zone 11 F où 12 signatures étaient requises, onze conformes ont été déposées à la municipalité et onze autres ont été rejetées.
Enfin, dans la zone11 F, seulement deux demandes conformes ont été faites alors qu'il en aurait fallues douze pour forcer la tenue d'un référendum. Dans cette zone, deux demandes ont été rejetées.
Les modifications au P.I.I.A., qui ont été décidées afin de favoriser l'implantation d'éoliennes dans la municipalité de Saint-Luc, ont donc pu être apportées.
Bruno Labrecque
Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009Depuis le début de ce projet, il me semble que la démocratie dans son ensemble est bafouée. Que des élus soient invités par le promoteur à visiter un parc éolien en Gaspésie avec leurs conjoints passe encore, qu’une ancienne conseillère municipale ayant démissionné il y a moins de 2 mois se retrouve agent de liaison pour le promoteur passe encore…çà ressemble à un problème d’éthique connu ailleurs…Ou je commence à avoir des problèmes, c’est de la façon dont tout cela est mené. Le maire de St-Luc n’a pas la décence de se garder un droit de réserve, il a été élu par la population de St-Luc et ce doit de les représenter tous, de la meilleure façon possible. Par contre dans ce dossier une bonne partie de la population est laissé pour contre.
Lorsque je lis que presque 50% des signatures ont été rejetées pour des raisons plus que douteuses, je suis très mal à l’aise. De plus pour avoir signé moi-même ce registre via le fax de la municipalité et bien quelle ne fut pas ma surprise lorsque incapable de joindre le bureau, j’apprends, en appelant à la municipalité, que le numéro avait été changé une semaine avant, bien drôle de coïncidence : La municipalité de St-Luc est devenue au fil du temps une zone de villégiature appréciée. Le parc du Massif du Sud est un joyau à conserver. Les propriétaires fonciers des rangs sont totalement mis de côté. Ont leur enlève le droit de donner leur opinion, eux qui ont investi beaucoup d’argent et qui participent largement au coffre de la municipalité par leurs taxes. Ce sont eux qui auront à subir la totalité des désagréments d’un parc éolien.
Le jour où la démocratie sera respectée, j’accepterai la décision, mais dans l’état des choses je me dois de les dénoncer pour préserver le patrimoine que mon père, aujourd’hui décédé, m’a légué.