Serge Léveillé a exprimé son point de vue sur le dossier du congédiement de Raymond Couture lors d'une conférence improvisée à la suite de l'assemblée.
Le congédiement de Raymond Couture entre les mains des tribunaux
Les quelque 480 membres assurés qui ont participé le 2 juin dernier à Saint-Henri à l'assemblée générale extraordinaire de Groupe Ledor portant sur le congédiement de l'ex-président de la division Lévisienne-Orléans, Raymond Couture, et le statut du conseiller spécial Denis R. Boucher, ont appris bien peu de choses, si ce n'est que M. Couture a intenté une poursuite en dommages et intérêts contre la société mutuelle d'assurance générale.
C'est d'ailleurs à cause de cette poursuite de 714 000 $ signifiée le 19 mai dernier que les administrateurs de Groupe Ledor n'ont pas dévoilé les raisons du congédiement de M. Couture. Ils ont toutefois tenu à rappeler que la décision avait été prise à l'unanimité par les 16 administrateurs suite à une recommandation du comité des ressources humaines.
Rencontré peu après l'assemblée, le président de la société, André Gagnon, a déclaré que «les membres ont le droit de proposer des orientations, mais la gestion n'est pas de leur ressort, ils doivent faire confiance au conseil d'administration». Il a ajouté que la décision du conseil d'administration était irrévocable.
En ce qui concerne le statut du conseiller spécial Denis R. Boucher, M. Gagnon a réitéré que celui-ci était à contrat et que Groupe Ledor lui confiait des mandats. «Ce n'est pas lui qui prend les décisions, c'est le C.A.», a-t-il ajouté.
Enfin, le président a tenu à rassurer les membres de la division Lévisienne-Orléans. «La division Lévisienne-Orléans va être protégée au même titre que la division Dorchester. Nous voulons que Ledor fonctionne», a-t-il conclu.
Scandalisé
Initiateur du mouvement d'opposition au congédiement de Raymond Couture, Serge Léveillé s'est dit scandalisé par l'attitude des dirigeants de Groupe Ledor au cours de la soirée. «Au début de l'assemblée, j'ai demandé à M. Gagnon qu'il me laisse une quinzaine de minutes pour expliquer mon point de vue et présenter l'envers de la médaille aux membres, ce qu'il a refusé», a-t-il expliqué. «Qu'ils ne parlent pas à cause de la mise en demeure, c'est correct, mais qu'ils m'empêchent de parler, j'ai un problème», a-t-il ajouté.
M. Léveillé prétend également que les administrateurs ont agi «comme des dictateurs» lors de l'assemblée en limitant les interventions des membres à une minute, en dépêchant une horde d'agents de sécurité afin, selon lui, d'intimider les participants et en filmant l'assemblée, ce qui à ses dires constitue une entorse grave aux droits et libertés de la personne.
L'homme d'affaires de Saint-Henri est parvenu à présenter son point de vue lors d'une conférence improvisée tenue à la suite de l'assemblée.
Par ailleurs, l'Autorité des financiers seront informés du dossier à l'occasion d'une rencontre prévue en début de semaine avec M. Léveillé, et à laquelle participeront des représentants du département des plaintes de l'organisme. Dépendamment des recommandations de ceux-ci, les membres de Groupe Ledor pourraient être conviés à une autre assemblée générale spéciale au cours de laquelle ils auraient à se prononcer sur la destitution des 16 administrateurs.