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Vingt années à épancher sa passion des fleurs

André Poulin par André Poulin
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Article mis en ligne le 26 septembre 2009 à 16:24
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Vingt années à épancher sa passion des fleurs
Gaétan Chabot et sa complice de toujours, Monique Moreau
Vingt années à épancher sa passion des fleurs
Forestier de profession, Gaétan Chabot de Sainte-Sabine s'adonne au jardinage depuis plus de 30 ans soit depuis qu'il a décidé de revenir vivre dans son village natal avec sa conjointe Monique Moreau et ses trois enfants après avoir travaillé durant six ans à Montréal.

Au milieu de la trentaine, Gaétan Chabot s'initiera alors au jardinage écologique en suivant des cours dispensés par Robert Robert de Saint-Magloire.

Habitant dans la résidence voisine de sa sœur Lise, qui remporta le 1er prix régional du concours Maison fleurie à la fin des années `70 grâces à la beauté de ses aménagements paysagés de fleurs vivaces, Gaétan sera alors conquis par cette espèce pour laquelle il développera une véritable passion.

Ainsi, les fleurs remplaceront progressivement les légumes dans le jardin potager, qui sera agrandi année après année afin d'augmenter le nombre de variétés et d'espèces de fleurs vivaces présentes.

La culture maraîchère sera ainsi complètement abandonnée au début des années 1900 et le jardin floral agrandi à fil des ans pour finalement occuper en totalité à compter des années 2000 les quelque 6 700 pieds carrés de terrain de la propriété de M. Chabot.

À la retraite depuis 1997, ce dernier passe d'ailleurs une bonne partie de ses temps libres de la saison estivale à entretenir ce gigantesque et diversifié jardin de fleurs vivaces, qui ne compte pas moins de 1 200 d'espèces différentes de grandes familles florales comme celle des liliacées, qui figure comme la plus représentée du jardin Chabot avec ses 700 spécimens différents d'hémérocalles.

De ce nombre, 300 sont de ses propres créations horticoles. Sous l'impulsion de Claude Quirion, propriétaire du jardin Florilège de Saint-Gédéon, Gaétan Chabot a en effet entrepris, en 2003, de s'adonner à l'hybridation des hémérocalles.

Pour le moment, aucun de ses hybrides n'a été enregistré mais ça viendra à n'en pas douter puisque notre passionné jardinier effectue comme il se doit le suivi de ses hybrides tant en terme de hauteur du plan, du nombre de ses boutons floraux, de leur couleur que de la qualité et de la rigidité de leur tige pour s'assurer qu'ils conservent leurs caractéristiques au moins 4 ou 5 ans. Si cela se révélait être le cas, M. Chabot pourra donner un nom à autant de nouveaux spécimens d'hémérocalle qu'il aura créés de ces belles-d'un-jour qui conserveront leurs caractérisques au fil des années.

Il y a donc fort à parier qu'au cours des prochaines années, les noms de spécimens originaux d'hémérocalles créées et baptisées par Gaétan M. Chabot viendront enrichir le catalogue de la Société américaine d'hémérocalle et le large éventail de vivaces présentes dans ce jardin où toutes les fleurs sont identifiées, ce qui représente un précieux outil d'éducation et de formation pour les visiteurs qui s'y rendent soit par le biais de la Route fleurie, de l'Association des petits jardins du Québec ou de la Société d'hémérocalles du Québec, toutes des organisations dans lesquelles M. Chabot est membre.

Grâce aux bons soins de sa conjointe et complice de toujours, Monique Moreau, qui a maintenant recourt pour ce faire à l'informatique après l'avoir fait sur support papier durant de nombreuses années, toutes les vivaces présentes dans le jardin de M. Chabot ont par ailleurs été photographiées, identifiées et répertoriées. En plus de servir pour stocker toutes les informations sur les vivaces présentes dans son jardin, l'informatique et le réseau internet sont aussi largement utilisés par le couple dans la recherche de nouveaux spécimens ou espèces de fleurs pour enrichir l'éventail de vivaces présentes dans leur jardin.

Après avoir cultivé la moindre parcelle de terrain disponible de sa propriété, le couple cherche désormais à limiter à un ou deux spécimens la présence dans son jardin des espèces plus communes et d'occuper l'espace rendu disponible par des vivaces plus exotiques dont la présence rehaussera l'intérêt d'une visite au jardin «Aux vivaces du nord» comme il convient d'appeler cette mecque de l'horticulture régionale.

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