Le vice-président de Bois Daaquam, François Séguin, entouré de Joseph Tremblay et Raymond Drouin, respectivement coprésident et président du comité organisateur, lors de la visite de l'usine de rabotage.
Bois Daaquam souligne en grand ses 50 ans
Bois Daaquam célèbre en 2007 ses cinquante années d'existence et pour souligner cette étape importante, la compagnie de Saint-Just-de-Bretenières a organisé divers événements spéciaux qui se dérouleront au cours des prochains mois.
En conférence de presse, le président du comité organisateur des événements, Raymond Drouin, a déclaré que les cinquante ans de Daaquam représentaient tout un exploit car peu d'entreprises se rendent jusque-là et «qu'avec le phénomène de mondialisation, de moins en moins de compagnies s'y rendront».
M. Drouin a présenté la programmation mise en place par le comité. Celle-ci comprend
quatre activités spéciales: une visite industrielle des installations de Daaquam le 28 avril prochain (au cours de laquelle les gens auront la chance d'observer comment fonctionne les usines de sciage et de rabotage de l'entreprise), une journée champêtre le 9 juin au terrain de jeux de l'école Saint-Just (événement réservé aux employés et à leur famille), un tournoi de golf le 25 août au terrain de golf de L'Islet-Sud à Saint-Pamphile et enfin, comme soirée de clôture, un banquet le 15 septembre organisé au Manoir de Lac-Etchemin. La direction de Daaquam profitera de l'occasion pour rendre hommage aux anciens dirigeants de l'entreprise ainsi qu'à ses employés.
Bois Daquaam, une histoire à succès qui se poursuit
L'aventure de Bois Daaquam débute en mai 1957. Cette année-là, Paul-Omer et Raymond Blais, deux frères, acquièrent une petite usine de sciage de bois d'œuvre, dont la production annuelle était d'environ 1 500 000 pieds mesure de planche (pmp). Le 11 juin de la même année, le gouvernement québécois émet aux frères les premières lettres patentes constituant officiellement la compagnie The Daaquam Lumber inc.
En 1960, l'entreprise fait l'achat de deux chariots automatiques et d'une refendeuse horizontale. Ces investissements permettront à la compagnie de bois d'œuvre d'augmenter sa production à 46 000 000 pmp à l'aube des années 1970.
Une deuxième usine de sciage est à ce moment construite pour la somme colossale de 2 000 000$. Dès lors, la production totale annuelle de l'entreprise grimpe à 75 000 000 pmp.
En 1977, Marcel Pouliot et ses trois associés, Jean-Yves Lacasse, Roger et Gilles Pouliot, se portent acquéreurs des actifs de Daaquam Lumber Inc., dont la version française du nom (Bois Daaquam Inc.) sera enregistrée en 1980. En 1987, les trois associés de M. Pouliot se retirent et celui-ci accueille un nouveau groupe d'associés. Quelques années plus tard, M. Pouliot rachète toutes les actions de ses nouveaux associés et décide des partager avec son fils Yvan et l'un des associés, Richard Bélanger. Ceux-ci seront les deux propriétaires de l'entreprise jusqu'en avril 2003, date à laquelle ils vendent leurs actifs à Canadian Forest Products (CANFOR), une compagnie de Vancouver, qui est toujours propriétaire de l'entreprise de Saint-Just.
Une entreprise en bonne santé malgré tout
L'actuel vice-président de Daaquam, François Séguin, a affirmé que malgré une année 2006 particulièrement difficile pour les entreprises forestières, Daaquam n'était pas en danger de fermeture. «Je dirais que nous sommes en bonne santé financière. Nous avons bien géré nos liquidités et nos dépenses, bref, ce que nous pouvons contrôler, de façon à limiter les dégâts», a-t-il expliqué. Il ajoute que l'entreprise est parvenue, contrairement à plusieurs autres de ce secteur, à éviter une situation d'endettement. Un véritable coup de maître, lorsqu'on sait que les principaux clients de Daaquam sont les Américains (80% de la production) et que la demande en bois d'œuvre a diminué de 30% l'an dernier aux États-Unis.
M. Séguin est d'avis que l'industrie du bois d'œuvre connaîtra un nouvel essor dans le futur. «De belles années sont à prévoir pour ceux qui vont réussir à s'y rendre, car éventuellement, il y aura une rareté tant au niveau du bois d'œuvre que du bois de construction», a-t-il prédit.
François Séguin s'est dit déçu de la situation d'incertitude dans laquelle est plongé le
Chemin de fer Québec Central. «Ce chemin de fer a contribué à la mise en place de Daaquam et je suis certain qu'il peut être un excellent outil de développement pour l'avenir», a-t-il déclaré. Selon lui, le potentiel de Québec Central n'est pas utilisé à l'heure actuelle. «Je trouve ça malheureux que l'on ne s'aperçoive pas de l'importance qu'il a sur le plan économique», a-t-il déploré.
À ce sujet, il a participé à la dernière Conférence des préfets, au cours de laquelle il a fait part de l'intérêt de Daaquam à contribuer au chemin de fer en tant qu'utilisateur. La compagnie pourrait expédier 50% de sa production de bois d'œuvre par ce moyen de transport.