5 conseils d'un expert de la course


Publié le 15 juin 2016
À l'entraînement, une progression lente sera toujours plus gagnante.
Michel Thibault

Le docteur en physiologie de l'exercice et auteur d'Entraînement cardio, Guy Thibault, donne cinq conseils pour tous les types de coureurs.

Courir à son rythme

Se presser est la recette parfaite pour se retrouver avec une blessure, alors aux néophytes de la course à pied : pas de presse pour les 21 km d'un demi-marathon. S'il en prend plus de 2 heures pour un demi-marathon, un coureur devrait se concentrer sur des trajets de 5 km et 10 km. À l'entraînement, une progression lente sera toujours plus gagnante.

Miser sur les intervalles

L'entraînement intermittent demeure le plus efficace. Alterner efforts et récupération, tout en délaissant le côté répétitif des durées et intensités. Par exemple, courir 5 fois 500 mètres, 4 fois 400 mètres, etc., jusqu'à 1 fois 100 mètres, entrecoupés de moments de récupération.

Ne pas paniquer avec le surentraînement

Le surentraînement demeure marginal, alors il ne faut pas le confondre avec le fait de s'entraîner beaucoup. La fatigue est nécessaire pour s’améliorer, c'est un continuum. Le surentraînement est quant à lui un très grave problème de santé qui peut prendre des mois à soigner. 

Ingérer des sucres lorsque nécessaire

Les gels, les boissons énergétiques (Gatorade, etc.) ou un jus de fruits dilué sont excellents pour fournir au corps les glucides nécessaire lors d'efforts de plus d'une heure. Pourquoi diluer le jus? Une concentration trop élevée de sucre peut causer des crampes, selon le docteur en sciences de l'activité physiques au département de kinésiologie de l'Université de Montréal, Jonathan Tremblay.

Savourer les effets euphorisants de la course

Savoir retirer plaisir et satisfaction de la course à pied. Un entraînement n'est pas toujours plaisant mais plus c'est dur, plus vous en tirerez satisfaction. Et demeurer attentif aux effets de l'euphorie du coureur, ce sentiment de bien-être et ce regain d'énergie que peuvent ressentir les sportifs pendant une course.