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Anthony Cliche s’évade de nouveau de l’hôpital de Saint-Georges


Publié le 9 août 2017

Anthony Cliche est recherché depuis mercredi midi en Beauce.

©(Photo gracieuseté Sûreté du Québec)

Le pompier atteint du syndrome de stress post-traumatique, Anthony Cliche, a encore une fois quitté l’aile psychiatrique de l’hôpital de Saint-Georges où il avait l’obligation d’obtenir des soins.

L’homme, qui refuse de se faire soigner malgré l’ordonnance de traitement prononcée par un juge, a quitté l’hôpital aux alentours de 13h15 cet après-midi. De nombreux policiers sont sur place pour effectuer des battues et rencontrer des témoins. Les recherches sont concentrées dans le secteur boisé à l’arrière de l’hôpital. Selon la Sûreté du Québec, la dernière fois qu'il aurait été aperçu, il était sur la 13e Avenue. Il portait des chaussures de sport, des bermudas beiges et était torse nu.

Ses proches ont des raisons de craindre pour sa sécurité. Anthony Cliche est âgé de 25 ans, mesure 1,83 m (six pieds), pèse 73 kg (161 livres), a les cheveux bruns, rasés près du crâne et les yeux bleus.

La Sûreté du Québec mentionne au public de ne pas intervenir auprès de l'individu, mais de signaler sa présence immédiatement au 9-1-1.

Rappelons que M. Cliche s’était évadé une première fois de l’hôpital de Saint-Georges le 27 juin dernier et une opération policière d’envergure avait été mise en branle afin de le retrouver. Ce n’est que le 30 juin qu’il avait été localisé en soirée dans le secteur de Saint-Évariste-de-Forsythe. il n'avait pas résisté à son arrestation.

Le 17 mai, il s’était aussi évadé de garde légale du poste autoroutier de Saint-Jérôme et avait été retrouvé nu dans un parc, le lendemain matin à quelques kilomètres de là.

Un hôpital n’est pas une prison

S’il y a bien certaines pratiques usuelles comme des portes magnétiques dans l’aile psychiatrique, la porte-parole du CISSS-CA, Nathalie Paré, rappelle qu’un hôpital n’est pas une prison. «Il y a des séquences de surveillance qui vont être utilisées selon le cas et ce sont les psychiatres qui déterminent ce qui est le mieux adapté pour chaque patient», explique Mme Paré.

Le niveau de surveillance est déterminé selon le niveau de dangerosité de la personne. Il y a la surveillance étroite où le patient a toujours quelqu’un près de lui que ce soit un membre du personnel ou un agent de sécurité. Il y a aussi la surveillance discontinue où le patient est vu toutes les 15 minutes et la surveillance minimale où le personnel voit le patient aux 30 minutes. «C’est toujours selon le cas. S’il n’y a pas de surveillance étroite, les patients peuvent sortir, ils ne sont pas détenus», souligne Mme Paré.