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Le Bureau du coroner reprendra l'enquête

Double noyade à Saint-Raphaël à l'été 2015


Publié le 12 avril 2017

Les parents des deux jeunes victimes espèrent toujours en apprendre davantage sur les événements.

©TC Media - Archives

NOYADE. Le Bureau du coroner examinera une seconde fois les circonstances entourant les décès par noyade de deux jeunes filles le 15 juillet 2015 au Rocher Blanc de Saint-Raphaël.

Policiers, pompiers, ambulanciers et quelques résidents du secteur s'étaient impliqués dans les recherches
photo TC Media - Archives

La coroner Andrée Kronström a convoqué une série d'intervenants à témoigner les 26 et avril prochain, ainsi que les 4 et 5 mai au palais de justice de Montmagny. L'objectif de l'enquête publique est d'établir les causes probables et les circonstances des deux décès, et de formuler s'il y a lieu des recommandations en vue de prévenir des décès semblables, indique Geneviève Guilbault du Bureau du coroner. «Les circonstances doivent être éclaircies à la suite de faits nouveaux qui ont été rapportés. La Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès prévoit qu'en pareille situation, c'est-à-dire lorsqu'un rapport d'investigation a déjà été déposé au sujet d'un décès, l'enquête publique est l'outil légal approprié pour réexaminer le décès.»

Des audiences auront lieu à Montmagny d'ici la fin du mois

Jennyfer Pichette-Mercier, 12 ans de Saint-Raphaël, ainsi que de Mélissa Prévost, 14 ans de Saint-Vallier, s'étaient noyées dans la rivière du Sud lors d'une activité de baignade qui s’est malheureusement mal terminée. Dans un rapport datant du 12 janvier dernier 2016, mais publié quelques semaines plus tard, le coroner Donald Nicole avait conclu que les décès étaient de nature accidentelle, ce qui avait soulevé une vive déception chez les parents des deux jeunes filles.

Mère de l'une des deux victimes, Nathalie Pichette est heureuse de voir le bureau du coroner reprendre ses travaux. Elle avait ouvertement critiqué les conclusions du premier rapport souhaitant voir une enquête plus large. «Je souhaite que l'on apprenne davantage de choses sur les événements et des recommandations par rapport à la rivière. Il n'y avait pas d'affichage sur les dangers de la baignade dans la rivière. C'est un citoyen qui en avait finalement posé une. Ce que l'on vit, on ne voudrait pas que cela arrive à d'autres personnes.»

Selon elle, les recommandations initiales ne sont pas assez explicites pour prévenir d'autres tragédies. «Ce n'est pas uniquement pour notre rivière. Les gens s'y rendent même s'il y a des affiches. Il faut d'autres choses.»

Pour un rappel du tragique événement: