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Jean-François Roy: coupable de meurtre prémédité

Verdict rendu


Publié le 16 juin 2017

Jean-François Roy sera emprisonné à perpétuité.

JUSTICE. Le jury a rendu un verdict unanime le 16 juin à 11h30 au Palais de Justice de Saint-Joseph-de-Beauce sur le meurtre du chauffeur de taxi de Saint-Georges, Hygin Veilleux, 73 ans.

Le fis de la victime, Serge Veilleux, s'est adressé aux médias en compagnie de sa conjointe, Nicole Dutil, après le verdict.
Photo TC Media – Mizaël Bilodeau

Jean-François Roy, en vertu du Code criminel, est condamné automatiquement à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. L’homme de 33 ans est incarcéré depuis le 9 novembre 2014, le jour où s’est produit le meurtre.

Avant même l’arrivée des membres du jury, on entendait les pleurs des membres de la famille sur la première rangée de sièges de la salle d’audience.

Le juge, Louis Dionne, a qualifié le meurtre «d’odieux et gratuit, qui restera difficile à expliquer.» Le procès a notamment fait entendre des collègues conducteurs de taxi d’Hygin Veilleux, l’accusé et une psychiatre, qui a analysé la condition mentale de Jean-François Roy au moment des faits. Les 12 membres du jury ne semblent pas avoir cru la défense d’un état de psychose.

«On tourne la page», a dit Serge Veilleux, le fils de la victime. Père de deux enfants de 9 et 15 ans,  M. Veilleux a repris le flambeau du taxi. Il conduit des passagers dans les rues de Saint-Georges, arborant le numéro 27, le même que son défunt père.

«Le plus difficile était de revenir ici à chaque fois [au Palais de Justice]», a dit Nicole Dutil la conjointe de Serge Veilleux.

Me François Godin, procureur de la poursuite, s’est dit heureux pour la famille que cette décision soit finalement rendue. «Notre preuve était forte. Nous étions confiants», a dit Me Godin. Les éléments de preuve ne laissaient aucun doute sur la préméditation du meurtre, selon lui.

Jean François Roy n’a pas eu de fortes réactions dans le box des accusés. Vêtu d’un polo foncé, il a regardé droit devant lui. On le voyait faire des mouvements brusques de sa mâchoire, comme s’il grinçait des dents ou déglutissait. «On a vu qu’il ne regrette rien», a dit Serge Veilleux.