Investir dans les actions plutôt que les obligations

Par Andre Poulin

Devant un auditoire de près de quatre-vingts personnes, réunies le jeudi 2 février à l’Auditorium de la Polyvalente des Appalaches à l’invitation de la Caisse Desjardins des Etchemins, l’analyste principal groupe-conseil en portefeuilles au Mouvement Desjardins, Jean-René Ouellet, a démontré que dans le contexte économique mondial actuel les épargnants auraient avantage à investir dans des actions plutôt que dans les obligations qui offrent présentement des rendements ridiculement bas.

Tableau à l’appui, l’analyste, qui agit comme mentor auprès des cconseillers en placement oeuvrant sur le territoire de la Caisse des Etchemins, Nathalie Maheux et Stéphane Moreau, a  d’abord tracé un portrait de la situation économique prévalant actuellement dans les grandes économies du monde. Pour ce qui est de la zone Euro, M. Ouellet mentionna que les 17 pays membres n’avaient pas vraiment d’autres choix que d’appuyer les pays en difficultés s’ils ne voulaient pas que l’économie des pays européens les plus prospères comme l’Allemagne, dont les banques détiennent une large part de la dette des pays en difficultés, ne s’effondre, ce qui n’est évidemment pas envisageable, d’où les mesures constructives prises par la Banque centrale européenne pour remettre les économies des pays en difficultés sur les rails.

Après l’effondrement de la bulle immobilière en 2008, qui suivait l’éclatement de la bulle technologique au début des années 2 000, l’économie de nos puissants voisins américains montre, quant à elle, des signes positifs, notamment au chapitre de l’immobilier où l’inventaire des maisons disponibles est revenu à son seul historique de six mois, ce qui présage d’une amélioration des marchés. Ce dernier invita par ailleurs les Canadiens à faire preuve de prudence dans leurs dépenses en raison de leur haut taux d’endettement qui, à 152 % du revenu disponible, est supérieur à celui des Américains, et de l’augmentation des prix de l’immobilier. «Dans le contexte où les taux d’intérêt restent bas, ce qui semble devoir être le cas encore quelques années si on se fie aux intentions de la banque centrale américaine, cette situation n’est pas trop problématique, mais advenant une hausse des taux d’intérêt les choses pourraient se détériorer rapidement comme ce fut le cas aux USA en 2008» poursuivit M. Ouellet, qui invita les Canadiens à rembourser leurs dettes et à commencer à épargner.

Pour ce faire, il leur conseilla d’opter pour les actions plutôt que pour les obligations. Le recours massif des épargnants aux obligations pour leurs placements a fait en sorte que les rendements espérés de ces dernières sont décevants à plus ou moins 2 % alors que celui des actions s’établit en moyenne  à 7 et 8 %. De plus comme 45 % des entreprises inscrites au S & P 500 ont augmenté leurs dividendes au cours des derniers mois, les investissements dans les actions offrent donc des perspectives de rendements intéressants après dix ans de stagnation voir de rendements négatifs.

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