L’Art de vivre à la campagne, ça vaut le détour.

Photo de Eric Gourde
Par Eric Gourde
L’Art de vivre à la campagne, ça vaut le détour.

Vivre à la campagne n’est plus seulement un mode de vie. Depuis une dizaine d’années maintenant, c’est un art pour Brigitte Fournier de Saint-Michel qui a d’ailleurs conservé cette appellation pour son commerce. L’Art de vivre à la campagne, c’est non seulement le nom de la boutique, mais aussi le prolongement de la personnalité de sa propriétaire. C’est une façon d’être, un coup d’œil ou une façon de vivre explique-t-elle. «Tout ça a commencé avec la ferme laitière, la famille, et cela a continué dans la même voie pour se développer. C’est une manière de vivre, de manger. Nous sommes à la campagne, on achète des choses et on les embellit, nous avons la ferme. Ce n’est pas que le commerce à l’avant de la propriété. C’est toute la vie qui s’y rattache.»

L’Art de vivre à la campagne s’est agrandi avec le temps. C’est maintenant un bâtiment unique qui a beaucoup à offrir. «La boutique était dans la maison et j’ai dû agrandir pour ensuite acheter une autre maison où on peut mettre de l’avant la récupération de toutes sortes, les artisans québécois et autres. C’est devenu un endroit pour prendre le temps de vivre, un café ou un thé glacé en boutique, de discuter avec les gens, etc. Nous avons aussi fait un loft en haut et l’atelier en bas.»

Des coups de coeur

Brigitte Fournier avait une idée au départ, jumeler la décoration et la récupération. «Une de mes amies m’avait fait une place à un salon d’antiquités à Saint-Michel. J’ai commencé à peindre sur des meubles qui se sont rapidement vendus.» Elle s’est ainsi donné le mandat de faire revivre des objets possiblement négligés ou même abandonnés. «J’embellissais des choses qui avaient déjà existé, des bidons, des pièces de bois que je peignais, que je ramassais justement à la campagne, que je transformais et revendais. Les antiquités, les bijoux, les meubles et la vaisselle, ce sont des objets que l’on récupère à la grandeur du Québec, que l’on restaure au besoin, que l’on nettoie et que l’on remet en boutique.»

C’est pourquoi chaque produit qu’elle propose à ses clients est unique. «Ce ne sont pas des choses que l’on achète de fournisseurs. Ce sont des choses que l’on récupère dans les maisons, via des successions ou autre. Ce sont des choses qui ont du vécu et une âme, qui sont prêtes à revivre et qui donnent une allure à ton environnement. Je ne vendrais pas quelque chose que je n’aime pas.»

La peinture décorative signée Annie Sloan en exclusivité.

L’Art de vivre à la campagne propose maintenant en exclusivité pour l’Est-du-Québec la peinture «chalk paint» d’Annie Sloan. Celle-ci a plusieurs particularités utiles à l’identité du commerce. «Cet ajout a contribué grandement à faire connaitre et grandir la boutique. Tu peux peinturer sur du vieux vernis à l’huile ou à l’eau, le plastique, le métal. Pas besoin de décaper. C’est un produit connu à travers le monde. J’ai demandé à être dépositaire dans notre secteur et c’est ce qui m’a incité à ouvrir une deuxième boutique à Québec. Ça m’a amené à donner des cours pour montrer aux gens comment s’en servir, en plus de contribuer à vendre davantage d’antiquités.» L’établissement offre justement des ateliers de formation de toute sorte. «Je pense que notre concept est très actuel. Avec la mode «Do it yourself», les gens font beaucoup plus de choses par eux-mêmes maintenant, alors les formations que l’on offre sont basées selon cette tendance.»

L’Art de vivre à la campagne étant un concept très large, Brigitte Fournier songe maintenant à bonifier davantage ses services. «J’aimerais trouver quelqu’un qui pourrait donner des formations sur les marinades par exemple. C’est aussi ça l’art de vivre à la campagne, faire pousser ton jardin, toutes nos grand-mères avaient leurs conserves. Les filles de mon âge ont perdu cet art et les gens veulent retourner aux sources, le faire eux-mêmes.»

Un loft à louer permet aux gens de passage d’expérimenter la vie à la campagne, une occasion saisie de plus en plus par les touristes. «Je veux montrer que la campagne, c’est un mode de vie, le calme et pas seulement des odeurs.»

L’Art de vivre à la campagne, situé près de la jonction du 2e rang Ouest et de la route 281 à Saint-Michel, est ouvert à l’année, mais du mardi au dimanche pour la saison estivale. Une deuxième boutique a également pignon sur rue à Québec sous le logo ADVC (Art de vivre à la campagne).

 

 

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Sylvie Corriveau
Sylvie Corriveau
3 années

Vous lire, ça m’a fait tellement plaisir et j’irai sûrement vous voir car je passe à l’occasion devant votre belle boutique ! Je vis à la campagne et j’adore 😍