Bellechasse: Simon Guay diffuse le message du Bloc Pot

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Par Eric Gourde
Bellechasse: Simon Guay diffuse le message du Bloc Pot
Simon Guay a ses couleurs et son message bien en évidence sur sa voiture.

ÉLECTIONS. Simon Guay sera candidat du Bloc Pot à la prochaine élection provinciale. Originaire de Lévis, il réside à Armagh depuis le milieu de l’été, raison pour laquelle il a choisi Bellechasse pour se présenter.

En plus d’avoir passé beaucoup de temps dans Bellechasse pour la chasse et la pêche dans sa jeunesse, il a également beaucoup voyagé, principalement au Mexique et à Terre-Neuve où il a résidé quelques années.

S’il n’est pas un adepte de politique et n’a pas voté depuis l’âge de 18 ans, soit lors du référendum de 1980, il juge que la pertinence de se présenter est légitime et juge sévèrement les acteurs en présence. «C’est un gros show de boucane, ça ne veut jamais rien dire. C’est un paquet de promesses pour les matantes qui croient n’importe quoi.»

Il tenait aussi à porter les couleurs du parti, malgré la légalisation prochaine de la marijuana. «C’est un peu le cauchemar de tout le monde ce qui se produit. Au milieu des années 90, le chanvre est devenu légal. On a mis des bâtons dans les roues de ceux et celles qui se sont lancés là-dedans avec un encadrement épouvantable. Pourtant, il y a de bons avantages, mais ils sont tellement limités parce que les gouvernements ne voulaient pas voir de THC dans les produits. C’était les débuts de la démonisation du cannabis et c’est toujours le cas aujourd’hui. Les gouvernements n’ont jamais respecté les décisions de la Cour Suprême sur la légalité du cannabis et ses vertus médicinales.»

Une utilité variée

Simon Guay a une personnalité colorée, mais vante à qui veut l’entendre, les bienfaits potentiels du cannabis sur la santé. Il dit consommer depuis qu’il est tout jeune. «Ça fait longtemps que je suis actif. Comme mon père, j’ai un problème côté nasal depuis ma naissance et vers cet âge, je venais le visage tout enflé. Je me traite avec du cannabis de manière médicinale depuis 1971, soit depuis l’âge de 9 ans. Je venais de faire une grosse crise d’épilepsie avec perte de mémoire complète. C’était vraiment extrême. À l’époque, des médecins ont dit que la seule chose qu’ils connaissaient pour me désenfler le visage était le pot.»

Il dit consommer régulièrement pendant une certaine période, le temps que les symptômes de ses problèmes de respiration diminuent. «J’arrête de fumer pendant deux mois, deux mois et demi et je suis bien stable. Lorsque l’asthme et les allergies reprennent, je recommence un certain temps.»

Il ajoute que les études sur les bienfaits potentiels du cannabis sur la santé ne datent pas d’hier. «Déjà dans les années 70, la chose était venue bien près d’être légalisée. Les recherches étaient assez intenses et plusieurs disaient que certaines vivaces permettaient de diminuer des inflammations et soigner l’asthme, entre autres. Mon père n’était pas pour ça, mais finalement, il m’a présenté à l’un de ses amis qui consommait. J’ai ensuite remarqué que cela m’aidait.»

Il indique aussi étudier les bienfaits du cannabis médicinal depuis une dizaine d’années maintenant. Il déclare d’ailleurs avoir été son premier client. «Dans mes études, on m’a déclaré un cancer du côlon pendant que j’étais au Mexique. J’ai fait ce que j’avais appris  avec de l’huile et de la résine pure de cannabis. L’essentiel qui est extrait de la plante. J’ai suivi le protocole et cela a marché. Mon médecin traitant au Québec m’avait fait des examens l’année précédente, mais j’étais sur une liste d’attente alors j’étais parti quand même. Il a fait les tests et n’en revenait pas.»

Citant en exemple le lieu d’enfouissement technique à Armagh, il soutient même que les possibilités atteignent la décontamination des sols. «Hiroshima a été nettoyé en grande partie avec du cannabis. On n’invente pas quelque chose, sauf qu’on n’a jamais diffusé cela ici. Pourquoi on ne l’utilise pas pour faire du plastique biodégradable ou du ciment. Tu vas ailleurs, tout le monde sait cela, mais les gens croient nos gouvernements.»

Il a même une opinion sur le débat entourant la gestion de l’offre. «Comment  cela est possible qu’un Américain puisse nous dire qu’il pourrait livrer du lait ici à 75 sous du litre alors que nous, on le paie 4 $. Ça ne marche pas et ce n’est pas la faute des agriculteurs. C’est tout l’encadrement qui coûte une fortune.»

C’est cet encadrement qui l’inquiète dans la situation actuelle où le cannabis sera bientôt légalisé et où il est inévitable que le contribuable soit de nouveau sollicité dans le futur, à son avis. «Ils se pètent les bretelles pour dire que le cannabis sera légal, sauf qu’ils ferment le médical. Plusieurs dispensaires ont fermé. Ils vont offrir du cannabis synthétique, ce qui existe déjà et qui comporte bien des dangers, avant la fleur elle-même. Quand on regarde ce qu’ils vont proposer dans leurs boutiques, ils vont nous passer du stock irradié, ce que l’on a jamais vu. Ça va contenir jusqu’à 22 sortes de pesticides autorisés. Ce sont des bombes chimiques qui n’ont rien à voir avec une plante. La seule chose que veulent les consommateurs de cannabis récréatif, c’est un contrôle de qualité pour ne pas que l’on retrouve des produits semblables dedans.»

C’est l’essentiel du message qu’il tentera de transmettre, avec peu de moyens, d’ici l’élection du 1er octobre prochain.

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Trop peu trop tard:

[ https://www.ledevoir.com/societe/537048/legalisation-du-cannabis ]
Du cannabis de qualité, foi de producteurs (2018-Sep-19)

« Mardi, la SQDC a reconnu ne pas avoir lancé d’appel d’offres afin de trouver un laboratoire pour effectuer des contre-vérifications de qualité, ne pas avoir trouvé de partenaire pour effectuer des échantillonnages sur les produits qui se préparent à rentrer dans ses succursales et a avoué ne disposer ni de l’équipement ni de l’expertise à l’interne pour tester ses produits. »