Avenir incertain pour le journal La Rafale à Saint-Raphaël

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Par Eric Gourde
Avenir incertain pour le journal La Rafale à Saint-Raphaël
Le plus récent numéro du journal La Rafale a été publié il y a quelques jours

SAINT-RAPHAËL. L’avenir du journal communautaire La Rafale à Saint-Raphaël est incertain, la municipalité ayant décidé de créer son propre journal municipal.

Le conseil municipal a en effet décidé, lors de sa séance de décembre, de ne plus supporter financièrement La Rafale et d’y aller de sa propre publication. La première édition a d’ailleurs été publiée il y a quelques jours. Le mandat a été confié à la firme Créaphiste qui réalise déjà les journaux municipaux de Saint-Malachie, Armagh et Saint-Damien.

La Rafale disposait également d’un local dans l’édifice communautaire du boulevard St-Pierre, sauf que cette entente n’a pas été renouvelée. Pour le président de La Rafale, Ronald Roberge, la décision du conseil ressemble à de la censure. «Quelques lettres d’opinion publiées au cours de la dernière année n’ont pas plu à l’administration municipale. Le journal La Rafale existe depuis près de 40 ans et est administré par une organisation à but non lucratif. Le journal appartient à la population et les gens ont le droit de nous parvenir des textes.»

Le premier numéro du journal municipal de Saint-Raphaël vient d’être publié.

Autre élément du dossier, la municipalité a toujours supporté le journal indique M. Roberge, sauf que le matériel à publier était à la hausse depuis un certain temps. Encore là, continuer de supporter La Rafale aurait été le meilleur placement pour la municipalité selon lui. «La municipalité nous versait 8 000 $ chaque année et le journal publiait chaque mois huit pages réservées à l’information municipale. Au cours de la dernière année, ce nombre de pages a augmenté ce qui nous a forcé à demander un montant additionnel.»

Si M. Roberge entend continuer de publier, une rencontre en février pourrait être déterminante pour l’avenir du journal communautaire. «On veut le garder. Nous aurons toujours droit à notre subvention du gouvernement parce que nous somme communautaire et nous communiquons avec les entreprises. On voulait éviter de faire une campagne de financement, mais nous verrons pour la suite.»

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