Population en Bellechasse-Etchemins : la tendance se maintient

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Par Serge Lamontagne
Population en Bellechasse-Etchemins : la tendance se maintient
Si la MRC de Bellechasse continue à gagner des citoyens, c'est le contraire pour sa voisine des Etchemins qui continue à perdre des citoyens, selon les plus récentes données émanant de l'Institut de la statistique du Québec.

DÉMOGRAPHIE. La population de la MRC des Etchemins ne cesse de décroître alors que celle de la MRC de Bellechasse poursuit sa croissance positive. C’est ce qui ressort du plus récent décret sur l’évolution des populations publié le 26 décembre dernier dans la Gazette officielle du Québec.

Selon ce document qui est basé sur des données de Statistiques Canada (1956-2016) pour les recensements et des décrets de l’Institut de la statistique du Québec pour les années 2018 et 2019, la population de la MRC de Bellechasse était de 37 665 habitants au 1er janvier 2018 et de 37 765 au 1er janvier 2019. Elle s’établissait à 36 846 lors du recensement de 2016.

Dans la MRC des Etchemins, la décroissance de la population se poursuit. Au 1er janvier 2018, la MRC comptait, selon les données établies par l’Institut de la statistique du Québec, 16 859 habitants alors qu’au 1er janvier 2019, on en dénombrerait 16 631. Selon le recensement de 2016, on retrouvait 16 536 Etcheminois vivant sur le territoire.

MRC de Bellechasse

Du côté de la MRC de Bellechasse, la localité la plus populeuse est celle de Saint-Henri avec 5 669 habitants (+60), suivie de Saint-Anselme à 4 051 (+3) et de Sainte-Claire à 3 463 (+11). Saint-Nazaire ferme la marche avec ses 357 habitants (-1).

MRC des Etchemins

Dans la MRC des Etchemins, les données publiées dans le décret gouvernemental indiquent que la municipalité de Lac-Etchemin demeure la plus populeuse avec ses 3 886 habitants, ce qui représente une baisse de 49 résidents (3 965) sur le décret du 1er janvier 2018, mais une hausse de 64 sur les données émanant du recensement de 2016 (3 822).

Saint-Prosper vient au deuxième rang avec ses 3 529 habitants, ce qui représenterait une diminution importante si l’on tient compte que l’ISQ avait établi que 3 667 y résidaient en 2018. Quant au recensement de 2016, il établissait que 3 590 personnes y vivaient. Sainte-Justine vient au troisième rang avec ses 1 867 habitants (+30) alors que toujours selon le même décret, Saint-Louis serait maintenant la localité la moins populeuse avec 368 habitants, suivie de Sainte-Sabine avec 371.

Selon les données accompagnant le décret, l’ISQ note que Saint-Louis aurait perdu 40 citoyens en un an, alors que sa population s’établissait à 374 habitants selon le recensement de 2016. Toujours selon les mêmes données, Sainte-Sabine avait 358 habitants en 2016, mais l’ISQ avait établi celle-ci à 374 l’an dernier.

Soulignons enfin que selon le même décret, la localité de Saint-Odilon-de-Cranbourne (MRC Robert-Cliche) compterait 1 405 habitants alors que Saint-Just-de-Bretenières (Montmagny-Sud) en aurait 663.

Écart notable à Beaumont

Dans les tableaux sur l’évolution des populations, il est noté que la localité de Beaumont est celle qui présente les plus importants écarts de population. Lors du recensement de 2016, on y comptait 2 942 habitants. Au 1er janvier 2018, l’ISQ avait établi ce chiffre à la baisse (2 603) avant de le rehausser de façon importante au 1er janvier 2019, soit 2 980 habitants.

La directrice générale Angèle Brochu souligne que les élus de Beaumont sont au fait de ces statistiques qui sont difficiles à comprendre, selon elles. Elle ajoute que d’autres données émanent du ministère des Allaires municipales démontreraient que Beaumont avait 2 284 habitants en 2011, 2 620 en 2016, 2 594 en 2017 et 2 603 en 2018.

Dans une note importante jointe aux données, l’Institut de la Statistique du Québec indique que «les données des décrets successifs ne doivent pas être utilisées comme des séries chronologiques et qu’il n’est pas indiqué de comparer les décrets de population d’une année à l’autre, étant donné que la méthodologie peut avoir changé. De plus, les données des décrets ne sont pas révisées annuellement comme le sont les estimations de population pour le Québec produites par Statistique Canada. Ainsi, il n’est pas indiqué de comparer le présent décret à celui de l’an passé, d’autant plus que les données du Recensement de 2016 rajustées pour le sous-dénombrement net sont prises en compte pour la première fois dans cette nouvelle version du décret.»

On rappelle également, à la fin du décret publié dans la Gazette officielle, que l’estimation de la population, pour le 1er janvier 2019, avait été établie le 1er juillet 2018.

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