Une pétition de 430 noms contre une reconnaissance patrimoniale

Photo de Eric Gourde
Par Eric Gourde
Une pétition de 430 noms contre une reconnaissance patrimoniale
Julie Côté et Mélanie Dumas ont recueilli plus de 400 noms en seulement six jours pour appuyer leur initiative. (Photo : gracieuseté)

SAINT-MALACHIE. Une pétition voulant que la résidence située au 1202 avenue Principale à Saint-Malachie ne soit pas déclarée patrimoniale a recueilli plus de 400 noms. Celle-ci vise aussi à donner davantage de liberté au conseil municipal.

La pétition de 430 signatures a été acheminée à la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, dans le but qu’elle la transmette à sa collègue ministre de la Culture, Nathalie Roy. L’initiative de deux citoyennes de Saint-Malachie, Julie Côté et Mélanie Dumas, fait suite à la décision de la ministre d’émettre une ordonnance de sauvegarde le 23 janvier dernier empêchant des travaux de la municipalité. Le conseil municipal avait l’intention de la démolir, l’ayant acquis dans le but que le terrain serve de stationnement au cœur du village.

Initiatrice de la pétition, Julie Côté souhaite que le conseil ait les coudées franches pour prendre la meilleure décision dans l’intérêt des citoyens. «Elle pourrait peut-être être patrimoniale, mais à Saint-Malachie, il y a en a déjà plusieurs. Les propriétaires d’avant n’ont jamais fait de démarche pour qu’elle soit reconnue et s’ils s’en sont départis, c’est qu’ils avaient leurs raisons.»

La pétition a été en circulation pendant seulement six jours et était accessible dans quelques commerces du village.

L’objectif numéro un du conseil municipal est de sécuriser le secteur avait indiqué le maire de Saint-Malachie, Denis Laflamme, indiquant que la résidence devait être démolie ou déménagée pour permettre de régler la circulation au cœur du village.

L’analyse de la valeur patrimoniale de l’immeuble suit son cours dans l’objectif de rendre une décision avant l’expiration du délai de 30 jours, soit le 22 février, indique la porte-parole du ministère, Annie LeGruiec. Des fonctionnaires du ministère ont visité la résidence il y a quelques jours.

Partager cet article

4
LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
2 Comment threads
2 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
4 Comment authors
Pierre GauvinGuy BessetteMariFrance CharetteYan Romanesky Recent comment authors
  S'abonner  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Yan Romanesky
Invité
Yan Romanesky

Il faut vraiment être bête pour privilégier la construction d’un stationnement plutôt que la sauvegarde d’une maison à valeur patrimoniale. Le manque d’éducation/sensibilité sur la conservation du patrimoine est inquiétant dans certaines régions du Québec. Mais là, avec une pétition comme celle-là, ça dépasse l’entendement. Et elles ont l’air fière de leur coup. Franchement!

Guy Bessette
Invité
Guy Bessette

Je suis en accord avec l’ensemble de votre commentaire M. Romanesky, il faut être bête de privilégier un stationnement plutôt que la sauvegarde d’une maison de valeur patrimoniale. Ce pendant je ne pense pas que votre dernière phrase fait avancer le débat, je suis de ceux qui demande, voir qui exige le respect de notre patrimoine, mais du même souffle, je crois que nous devons aussi du respect aux gens, même lorsque leurs positions est à l’opposées de la nôtre.

Pierre Gauvin
Invité
Pierre Gauvin

Bien dit monsieur Romanesky et j’appuie votre dernière phrase. Je connais bien cette région depuis des décennies et je dois malheureusement constater que le « progrès », comme on l’entendait dans les années 1960, est encore bien présent dans les mentalités et que cela se résume trop souvent à faire disparaître le passé qu’on estime vieillot et sans intérêt. Vraiment, il y a de l’éducation à faire dans la place!

MariFrance Charette
Invité
MariFrance Charette

La Fédération Histoire Québec a envoyé une lettre et pris position dans ce dossier.