Béatrice se surpasse pour Opération Enfant Soleil

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Par Serge Lamontagne
Béatrice se surpasse pour Opération Enfant Soleil
Béatrice Tessier-Legault revient d'un périple de 12 jours au Groenland. (Photo : gracieuseté)

AVENTURE. Résidente de Saint-Michel, Béatrice Tessier-Legault revient d’une expédition de 12 jours alliant aventure et philanthropie, au Groenland.

Béatrice et 14 autres participants, accompagnés de Josée Lavigueur, porte-parole d’Opération Enfant Soleil, ont pris part à l’expédition «Opération Groenland 2» qui leur a permis de découvrir les glaciers de Karale en kayak, ou encore les aiguilles granitiques de Storebror, qu’ils ont exploré à pied.

C’est le 20 juillet dernier, après une année et demie de préparation, que la jeune Bellechassoise a pris la route de l’Islande avant de rejoindre le petit village de Kulusuk, au Groenland, pour cette aventure d’une vie.

«À 16 ans, j’avais entendu parler de la première édition de l’Opération Groenland. Cela m’interpellait, mais j’ai décidé d’attendre, car je devais amasser 2 500 $ pour l’Opération Enfant Soleil, cela sans oublier les frais du voyage. Je ne voulais pas que ça repose sur le dos de mes parents et j’ai décidé que je voulais réaliser ce projet par moi-même», indique-t-elle.

En 18 mois, Béatrice a donc amassé 2 500 $ auprès de ses proches et amis, de commerçants et de commanditaires, tout cela pour Opération Enfant Soleil. Elle a également trouvé un emploi de commis afin d’amasser les fonds requis pour le voyage, qui s’élevaient à 5 300 $, ainsi que les billets d’avion qui coûtaient 1 350 $.

Béatrice nous montre la vue sur le Fjord Tasilaq.

Lors de leur arrivée au Groenland, les participants étaient divisés en deux groupes. Un premier s’est lancé à la marche (trekking) pendant six jours et l’autre a fait du kayak pendant cette même période. Après s’être donné rendez-vous, chaque groupe a changé de discipline pour le reste du voyage.

«Comme j’adore le trekking et le kayak, cela a facilité ma préparation pour ce périple», indique Béatrice qui est une grande sportive, ayant joué à la ringuette pour les Rebelles de Bellechasse et au rugby pour son école, ce qui lui a permis d’évoluer au sein de l’équipe du Québec pendant deux ans. Elle est aussi adepte de cross-fit et de course à pied.

«L’aspect physique du défi ne me faisait pas peur. Ça été une belle expérience et ça m’a permis d’apprendre plein de choses sur moi. Je recommencerais demain matin», mentionne-t-elle en ajoutant que dans de bonnes conditions, le groupe pouvait marcher près de 15 km par jour ou parcourir plus de 20 km par jour en kayak, selon la température, les vents et les marées.

«On a marché sur des glaciers, de la mousse, des rochers et autres. Ce sont des surfaces qui t’obligent à prendre ton temps et à bien regarder où tu mets les pieds», précise Béatrice qui dit avoir vu des baleines bleues et des rorquals lors de ses journées en kayak, ou encore des renards arctiques lors de ses journées de trekking. «On n’a pas vraiment vu d’ours polaires, car ceux-ci se tiennent près des banquises et qu’à ce temps-ci de l’année, il n’y en a plus. On devait tout de même se méfier.»

Des expériences à revivre

Ce voyage a donné à Béatrice le goût de repartir à l’aventure à l’avenir. «Dès que je suis revenue chez nous, je me suis mis à chercher de l’information sur le Népal, le Kilimandjaro et d’autres endroits similaires. Les régions arctiques comme le Groenland m’attirent énormément et c’est certain que je vais y retourner un jour», affirme la jeune femme de 17 ans qui cet automne amorcera un DEC en soins infirmiers au Cégep de Sainte-Foy.

Cette dernière ajoute qu’elle a toujours été attirée par la cause d’Opération Enfant Soleil et qu’elle entendait poursuivre son implication auprès de cette cause dans les prochaines années, que ce soit à titre de bénévoles ou pour la tenue de campagnes de financement.

«Par ce projet, j’ai développé de belles amitiés qui, je suis certaine, vont demeurer même si j’étais de loin la plus jeune du groupe. Comme je viens d’une famille de huit enfants, je me suis rapidement adaptée à la vie de groupe. Cela m’a appris la débrouillardise et surtout à démonter qu’il n’y a pas d’âge pour se lancer dans de belles aventures comme cela.»

 

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