Le parascolaire à la rescousse des localités

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Par Eric Gourde
Le parascolaire à la rescousse des localités
Patrice Goupil souhaite initier des jeunes à la mécanique en général (Photo : La Voix du Sud - Éric Gourde)

ÉDUCATION. Un projet de formations parascolaires vient de débuter dans Bellechasse dont l’objectif vise à combler certains besoins du milieu, notamment au niveau des services et de la main d’œuvre.

Le concept parascolaire comprend sept activités, toutes initiées après des réflexions impliquant divers intervenants.  Si certaines activités sont davantage issues du sport ou du divertissement telles que la balle rapide, la danse ou les techniques de scène, d’autres seront orientées vers la formation.

Agente de développement à la MRC de Bellechasse, Marie-Ève Lavoie explique que l’idée est issue d’une démarche plus large appelée «Agir collectivement dans Bellechasse». «L’idée d’offrir des activités qualifiantes vise à intéresser les jeunes à certaines activités, mais aussi de répondre à certains besoins des localités. Par exemple, on recherche des arbitres au soccer, des sauveteurs dans les piscines municipales, et nous avons aussi des besoins au niveau des services.»

Patrice Goupil souhaite initier des jeunes à la mécanique en général

Les petits moteurs

À titre d’exemple, l’enseignant au Centre de formation agricole de Saint-Anselme, Patrice Goupil, souhaite initier des jeunes à la mécanique en général. «Au départ, on m’avait approché pour une formation sur la mécanique en général. L’idée d’utiliser des mini-moteurs pour le faire allait de soi, pour qu’ils comprennent comment fonctionne un moteur, à la base.»

Selon lui, les participants pourront à la fois mesurer s’ils ont de l’intérêt d’une part, et si en faire un métier plus tard pourrait aussi devenir une option intéressante. «Les jeunes ne semblent pas avoir d’intérêt, ou moins que les générations précédentes. Peut-être ont-ils moins d’occasions d’explorer ou d’être inspirés par quelquechose. Le but est de développer des intérêts, des notions et des aptitudes, ce qui pourrait permettre aux élèves de se diriger vers un programme de formation. Ça peut aussi être simplement pour se débrouiller plus tard dans la vie, ne serait-ce que pour réparer une tondeuse ou faire l’entretien de sa motoneige.»

Le Centre de formation a acquis une dizaine de mini-moteurs pour les besoins du cours, explique M. Goupil. «Dans un petit moteur, on ne retrouve pas d’électronique, alors on revient aux sources. On va le démonter au complet, pour ensuite le remonter en vulgarisant certaines choses, dont l’entretien, la réparation et les réglages, ce qu’est un carburateur, les temps, les pièces maîtresses, l’outillage nécessaire, etc.»

La formation sur les petits moteurs sera donnée les mardis après les cours au secondaire à raison de 60 minutes pendant 10 semaines. Les élèves seront transportés vers Saint-Anselme pour être ramenés vers leur école le soir. «Ce n’est pas beaucoup 10 ou 15 heures pour une formation comme celle-ci, sauf que cela va nous permettre de survoler l’essentiel.»

D’autres idées semblables devraient être mises de l’avant par la MRC. L’arbitrage au hockey et au soccer en fait partie, sauf que l’idée du parascolaire est nouvelle et certaines organisations ont besoin de s’ajuster. «Ce type de formation se donne généralement les week-ends. Au niveau du sauvetage en piscine par exemple, l’idée n’avait pas été imaginée d’intégrer cela dans le parascolaire. La Société de sauvetage travaille actuellement à arrimer la formation avec l’idée de l’offrir les soirs de semaines et de nous permettre de déplacer les élèves sur le territoire.»

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