Du casse-croûte l’hiver, direction l’aréna

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Par Eric Gourde
Du casse-croûte l’hiver, direction l’aréna
Les restaurants d'aréna espèrent devenir l'alternative hivernale aux casse-croûte en été. (Photo : La Voix du Sud - Éric Gourde)

ALIMENTATION. Les exploitants de casse-croûte dans les arénas de la région espèrent devenir l’alternative hivernale des gens à la recherche d’une bonne poutine ou d’un bon «cheeseburger». D’ailleurs, certains observent une hausse des commandes pour apporter.

Dans Bellechasse, les casse-croûte sont en partie gérés par les services de loisirs et d’autres par des exploitants privés. Annick Longchamps en est à sa deuxième année à titre de concessionnaire à l’aréna de Saint-Anselme. Le restaurant est ouvert depuis le 6 septembre dernier. «Les gens y pensent davantage que nous pouvons combler ce besoin-là pendant l’hiver et que ce n’est plus seulement dédié aux gens qui fréquentent l’aréna. On offre la base d’un casse-croûte en plus de quelques spécialités. Les gens commandent de plus en plus par téléphone», remarque-t-elle.

Hélène Mercier-Leblond est un visage connu des gens qui fréquentent l’aréna de Saint-Damien.

Elle avoue que les gens cherchent un produit particulier. Sa tentative d’instaurer un menu santé dans le passé s’est avoué un échec. «Nous avons essayé certaines choses, mais nous avions énormément de pertes à assumer. Les gens demandent le traditionnel.»

À Saint-Charles, Caroline Bélanger est une habituée de la restauration, ayant travaillé au casse-croûte Chez Vic. Elle aussi croit en la simplicité. Elle a toutefois ajouté un volet santé à son offre de produits. «Nous offrons un menu casse-croûte de base, mais on a aussi quelques salades et les wraps sortent quand même beaucoup. Nous avons aussi essayé certaines choses qui n’ont pas marché.»

Responsables des loisirs dans les municipalités de Saint-Damien et Sainte-Claire, Pascal Gonthier et Rémi Roy observent un intérêt certain envers les commandes pour apporter. Pascal Gonthier remarque toutefois une certaine baisse des commandes pour apporter dans sa localité depuis l’ouverture d’un casse-croûte au cœur du village. «C’est très fréquent que nous ayons des appels et des commandes pour sortir. Ça permet d’occuper les employés et ça aide à assumer les coûts. Le but demeure d’offrir un service et non de faire compétition aux autres.»

Rémi Roy observe une hausse de son côté, la localité de Sainte-Claire étant dépourvue de restaurants depuis la fermeture de Bono Pizzeria et du casse-croûte Laliberté au cours des derniers mois. «Si tu veux manger un hamburger l’hiver à Sainte-Claire, c’est à l’aréna. Nous n’avions pas l’habitude de le faire, mais nous avons commencé à publiciser le casse-croûte de l’aréna pour que les gens aient au moins accès à un service du genre. Ce n’est pas un naturel, mais ce serait bien si les gens développaient le réflexe d’y penser.»

Toujours pas d’exploitant à Lac-Etchemin

L’aréna de Lac-Etchemin se retrouve toujours sans responsable pour l’opération de son casse-croûte, malgré plusieurs tentatives. À cela s’ajoute le peu d’intérêt des opérateurs de machines distributrices d’offrir un certain service aux gens qui fréquentent l’établissement.

Le gérant de l’aréna, José Poulin, avoue que la situation est particulière. «Aucun ne veut venir, car ce serait peu rentable à leurs yeux. En prendre la responsabilité pourrait vouloir dire une dépense quelconque, ce qui serait peut-être exagéré.»

Selon lui, le fait que certaines personnes véhiculent une information à l’effet que la municipalité exigerait un loyer important pour opérer le restaurant et la baisse de fréquentation à l’aréna pourraient expliquer la situation. «On ne charge absolument rien en location. Aussi, le volume n’est pas là. La baisse du hockey mineur est aussi réelle avec les fusions du double-lettre et l’avènement du hockey scolaire dans certains arénas.»

Il confirme toutefois qu’une personne sera d’office pour la présentation des tournois de hockey Atome et Pee-Wee qui doivent avoir lieu bientôt. «Notre personne qui était là l’an dernier sera sur place. Elle n’était pas contre de revenir cette année, sauf qu’elle ne faisait pas d’argent en raison du manque de volume.»

En terminant, José Poulin observe que d’autres arénas de la région pourraient éventuellement vivre une situation semblable. «La baisse de fréquentation est visible partout. Il y a des heures libres partout les soirs et les week-ends, même à Saint-Georges ou Sainte-Marie à titre d’exemple. C’est une réalité pour tout le monde.»

Les restaurants d’aréna espèrent devenir l’alternative hivernale aux casse-croûte en été.

Petit concours

Les restaurants d’aréna sont en vedette dans notre édition papier de cette semaine. En page 9, un concours vous propose de gagner l’un des quatre bons d’achat de 25 $ échangeable à l’un des quatre restos participants. Le tirage aura lieu le 22 novembre.

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