Des produits de l’érable en cadeau

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Par Eric Gourde
Des produits de l’érable en cadeau
De l'érable à la bouche est la propriété de Martial Breton qui reçoit un bon coup de main de sa fille Justine et de sa conjointe, Manuelle Gaudreau. (Photo : gracieuseté)

ÉRABLE. Alors que la saison acéricole bat son plein dans la région, plusieurs doivent se passer d’une activité familiale généralement populaire à cette période de l’année pour les raisons que l’on connait.

Certaines érablières avaient déjà imaginé un système de distribution de leurs produits grâce au web, par des commandes téléphoniques ou autres. D’autres n’ont toutefois pas cette chance et misaient surtout sur les visites des gens pour vendre leur production.

Les emballages sont représentatifs de la situation actuelle.

Manuelle Gaudreau d’Armagh effectue depuis peu des livraisons à domicile, sauf que la chose est arrivée un peu par accident. Un simple cadeau à une personne de son entourage a fait boule de neige. Elle a entrainé son conjoint Martial Breton et la fille de ce dernier, Justine, dans son aventure et chacun a son rôle à jouer.

«J’ai une tante avec laquelle je suis très proche et j’ai voulu lui faire une petite surprise, car elle est plutôt gourmande. J’ai fait un sac de survie pour ainés rempli de produits de l’érable et je suis allé lui porter chez elle. Je l’ai publié sur les réseaux sociaux et des gens que je connaissais m’ont demandé si c’était possible que j’en fasse d’autres», raconte-t-elle.

L’idée est simple. Des produits de l’érable avec un message de circonstance. «Des gens m’ont demandé combien cela coûterait en acheter, alors je l’ai offert avec un prix global à la baisse et on en a fait. Je suis allé en porter à leurs grands-mères ou à d’autres membres de leurs familles ou des amis.»

Sa «trousse de survie», comme elle l’appelle, n’a rien de bien différente des autres. Les produits ne sont pas nouveaux, sauf que l’idée d’un emballage-cadeau qui tient compte des circonstances que l’on vit en est une. «Ça peut aussi servir de trousse de dégustation avec un peu de tout, une canne de sirop, des cornets, du sucre granulé, du beurre, le caramel et le chocolat. Le but demeure de donner des sourires d’abord et de donner des idées aux autres. Ça peut être une boulangerie, des produits du terroir et même d’autres propriétaires d’érablières.»

Elle n’est naturellement pas seule dans cette nouvelle aventure, son conjoint Martial Breton, propriétaire de l’érablière «De l’érable à la bouche» et la fille de ce dernier, Justine, ayant chacun leur rôle à jouer.

Manuelle Gaudeau était bien loin de se douter que son idée plairait à plusieurs. Naturellement, toutes les précautions sont prises pour respecter les exigences actuelles. «J’ai commencé avec une quinzaine et j’en ai à peu près le même nombre à livrer ce week-end. Je vais généralement déposer le sac sur la galerie, près de la porte, pour éviter les contacts et respecter la distanciation. Quand les gens sont à la maison, on se salue par la fenêtre ou si je livre à une personne qui le reçoit en cadeau, les gens me payent par virement Interac et je leur envoie leur facture aussi.»

Elle espère maintenant que son idée pourra en inspirer d’autres à faire de même. «La fédération incite les producteurs à être créatifs pour la vente des produits, car certains auront sûrement des surplus avec la distanciation sociale, peu importe leur domaine alors c’est le temps d’être imaginatif», dit-elle en terminant.

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