Berce du Caucase: la lutte reprend

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Par Eric Gourde
Berce du Caucase: la lutte reprend
Plusieurs précautions sont prises lors de l'éradication de la berce de Caucase (Photo : La Voix du Sud – Serge Lamontagne)

ENVIRONNEMENT. Les organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (OBV) reprennent la lutte à la berce du Caucase malgré les circonstances actuelles.

Des équipes d’éradication ont déjà commencé à arpenter la région pour effectuer un suivi et arracher les plants aux sites déjà connus. Les équipes valideront également les nouveaux signalements reçus en ligne sur www.byebyeberceducaucase.com. Des mesures sont prévues pour assurer la sécurité des employés, mais également des citoyens, lors de l’arrachage.

Les points rouges indiquent des endroits où la berce a été repérée.

Cette période de l’année est un moment propice à faire cette éradication, explique François Lajoie, agronome et directeur général de l’OBV de la Côte-du-Sud. «On ne peut pas remettre la lutte à plus tard. Si on relâche notre effort, tout ce qui a été investi pour éradiquer cet envahisseur n’aura servi à rien. Il faudra tout recommencer. Chaque plant qui se rend à maturité produit de 10 000 à 20 000 graines.»

Lorsqu’elles tombent au sol, ces graines peuvent rester en dormance jusqu’à 5 ans avant de donner naissance à de nouveaux plants de berce du Caucase. Certains sites très envahis démontrent des résultats probants qu’une lutte intensive et un suivi régulier peuvent éradiquer cette plante.

«On pense aussi aux gens qui sortent à l’extérieur et se promènent sur leur propriété et qui doivent demeurer prudents avec la COVID-19 et la berce du Caucase», ajoute Véronique Brochu, directrice générale du COBARIC et coordonnatrice de projet régional.

Une procédure de signalement simple

Le succès de la lutte dépend grandement de la vigilance de la population. «Les gens sont nos yeux sur le terrain. La Chaudière-Appalaches, c’est trop grand pour qu’on couvre tout le territoire», explique Véronique Dumouchel, directrice générale d’OBAKIR du secteur Kamouraska-L’Islet. S’ils aperçoivent de la berce du Caucase, les citoyens peuvent visiter le www.byebyeberceducaucase.com, où ils trouveront toutes les informations essentielles pour identifier la berce du Caucase et signaler sa présence aux OBV. Une ligne téléphonique est également à la disposition de la population : 581 224-6671. Les OBV se chargent par la suite de confirmer sa présence et de l’arracher de façon sécuritaire, tout à fait gratuitement.

Une saison 2019 réussie

En 2019, les OBV ont arraché plus de 80 000 plants de berce du Caucase à travers la Chaudière-Appalaches. Plusieurs colonies de berce du Caucase ont été localisées grâce à la vigilance des citoyens qui ont signalé sa présence. Cela représente plus de 550 interventions menées sur une superficie équivalant à 484 terrains de football! Au total, les équipes ont procédé à 1 500 heures d’arrachage de plants, priorisant ceux en floraison dont les graines représentent un risque pour la création de nouvelles colonies.

Des précautions en temps de pandémie

Les directives sont claires : un seul employé par véhicule, respect de la distanciation de 2 mètres et lavage des mains périodique. Lors de l’éradication, les employés sont munis d’équipement de protection individuelle : combinaison étanche, gants, bottes et visière. Ces équipements sont efficaces contre la sève de la berce du Caucase, mais elles préviendront également la propagation de la COVID-19 parmi les employés des organismes. Il y a quelques semaines, les organismes ont obtenu les autorisations du gouvernement pour se déplacer sur le territoire de la Chaudière-Appalaches comme service essentiel.

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