Discours du Trône: Steven Blaney déçu du contenu

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Par Eric Gourde
Discours du Trône: Steven Blaney déçu du contenu
Le député conservateur dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney. (Photo : Archives)

POLITIQUE. Le député fédéral de Lévis – Bellechasse – Les Etchemins, Steven Blaney, s’affiche, sans surprise, contre le discours du Trône du gouvernement Trudeau, déplorant surtout l’absence de mesures pour supporter la reprise économique.

Il cite particulièrement le peu de solutions pour le dépistage de la Covid-19, mais surtout les difficultés de recrutement des entreprises de la région et les effets pervers de la Prestation canadienne d’urgence. « Il n’y a pas d’incitatifs pour que les travailleurs puissent combler les besoins. C’est le contraire, ils prolongent les mesures qui ont un effet pervers. »

Quant à la fin de la PCU le 27 septembre, encore là, M. Blaney distingue une mesure qui pourrait devenir un désincitatif au travail. « Le nouveau programme fera que la PCU sera transféré vers l’Assurance-emploi, plutôt qu’une aide direct aux entreprises. »

Relativement aux travailleurs étrangers, Les délais ont explosé avec la Covid, constate le député Blaney. « Depuis quelques semaines, les entreprises nous appellent, disant avoir des difficultés à recruter des travailleurs. Nos entreprises sont laissées pour compte, on ne fait rien pour le retour des travailleurs, et on ne parle pas des autres dossiers comme le 3e lien, le Pont de Québec, la construction navale etc… »

Dépistage et finances

L’importance du dépistage dans la pandémie actuelle doit être une priorité selon lui et le gouvernement fédéral aurait eu avantage à s’inspirer de ce qu’il se fait ailleurs dans monde. « Ils n’ont pas parlé de dépistage, rien de concret. En Allemagne, ils font des tests commerciaux, aux États-Unis, on envoie des kits par la poste, au Royaume-Unis, ils ont des tests gratuits à domicile. Des pays ont pris le taureau par les cornes. On s’attendait à des mesures concrètes pour s’attaquer à la pandémie et relancer l’économie et dans les deux cas, c’est une occasion ratée. »

Il voit tout de même d’un bon œil le prolongement de la subvention salariale jusqu’à l’été, dossier sur lequel son parti avait été particulièrement actif au printemps. « La subvention salariale pour les entreprises est une mesure pour laquelle nous nous sommes battus. Ça permet de garder les liens d’emploi. Ça ne règle toutefois pas tout. Si le travailleur ne peut se présenter parce qu’il n’y a pas de dépistage, s’il doit attendre avant de recevoir son visa ou autre, on fait du sur place.

Le dossier des finances publiques préoccupe également qui juge qu’à force de fragiliser la situation financière du pays, il faudra s’attendre à des conséquences. « Les libéraux disent vouloir nous aider, mais ils font le contraire. Ils nous amènent vers un mur. Toutes les mesures se font avec de l’argent emprunté. On vient d’avoir une décote de la firme Fitch en juin, ce qui veut dire qu’il en coûtera plus cher pour emprunter et on s’expose davantage à l’inflation. »

En conclusion, M. Blaney a confirmé que son parti allait s’afficher contre le contenu du discours du Trône. « Il n’y a pas de mesures sur le dépistage, pas de plan pour le relance économique et pas de cibles à atteindre. »

Selon lui, le véritable test du gouvernement Trudeau sera davantage lors de la présentation du prochain budget. «Pour l’instant, les néo-démocrates ont dit qu’ils n’allaient pas voter contre. Quand nous aurons des chiffres associés au discours, possiblement que certains partis se demanderont s’ils doivent s’afficher plus fermement. »

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