Des décisions difficiles à prendre, reconnaît Stéphanie Lachance

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Par Serge Lamontagne
Des décisions difficiles à prendre, reconnaît Stéphanie Lachance
La députée Stéphanie Lachance reconnaît que la gestion de la pandémie n'est pas une chose facile et qu'il est important, autant pour la Santé publique que son gouvernement, de pouvoir s'adapter au quotidien. (Photo : gracieuseté)

PANDÉMIE. Même si les décisions relèvent directement de la Santé publique, la gestion de la pandémie au quotidien n’est pas chose facile pour qui que ce soit, reconnaît la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance.

Lors d’un entretien téléphonique vendredi dernier, Mme Lachance s’est réjouie que la MRC des Etchemins demeure en mode alerte orange, mais a rappelé qu’il s’agissait quand même d’un « orange foncé » et que la situation restait fragile.

À la fin de la dernière semaine, elle disait n’avoir reçu aucun appel des élus de Bellechasse se plaignant de la situation. « J’ai été en contact avec certains d’entre eux pour d’autres dossiers et personne ne m’en a parlé. Je dois les contacter aujourd’hui (vendredi) pour en discuter. »

Elle disait également avoir eu de bonnes discussions avec certains propriétaires de restaurants et de bars de Bellechasse qui étaient dans l’obligation de fermer leurs portes au 1er octobre, cela pour une période de 28 jours, du fait que leur MRC se retrouvait en zone rouge.

« Ces discussions ont été respectueuses, même avec ceux qui ne sont pas d’accord. Les propriétaires de ces établissements ont su s’adapter depuis le début, car ils savent que nous sommes dans une pandémie », indique-t-elle.

En tant que députée de Bellechasse, elle ajoute que son rôle est d’écouter les commentaires de ses commettants, de se faire une tête là-dessus et d’informer le premier ministre de ce qui se passe dans le comté. « Ce n’est pas scientifique, mais je dirais que nous avons 20 % des gens qui ne sont pas favorables aux mesures, un 60 ou 70 % qui sont en accord et un 10 % qui en voudraient plus. Certains nous appellent ou nous écrivent pour réclamer le port du masque en tout temps dans les écoles, de façon obligatoire. En parallèle, d’autres nous disent d’arrêter les mesures, car ça nuit à leurs enfants qui ne peuvent pas faire de sports et autres. »

Se fier à la santé publique

Dans un autre ordre d’idée, Mme Lachance rappelle que le gouvernement doit s’en remettre aux scientifiques de la santé publique qui ont un important casse-tête devant eux au quotidien, soit d’évaluer des facteurs de risques à la lumière d’informations qu’ils reçoivent sur un virus qu’ils connaissent depuis 7 ou 8 mois, tout au plus.

« Notre rôle, c’est de questionner pour comprendre et être le plus cohérents possible dans nos annonces. Bien que les décisions émanent de la santé publique, nous sommes au front pour répondre aux questions des gens. »

Le fait que les décisions de la Santé publique et du gouvernement changent souvent, au cours des dernières semaines, est un bon signe selon elle du fait que la Santé publique évalue la situation au quotidien et sait s’adapter à toute situation. « Ils évaluent les facteurs de risques potentiels de chacune des activités, en étant conscients qu’il y a toujours deux côtés à une médaille. »

Limiter les contacts sociaux

Les prochaines semaines seront donc importantes, convient Mme Lachance qui rappelle que la seule façon d’y arriver et d’améliorer le bilan régional est de réduire le plus possible les contacts sociaux.

« C’est pour cela que les bars et les restaurants sont souvent les premiers visés, car ce sont des lieux pour cela. On va dans un restaurant ou dans un bar pour passer un bon moment et c’est rare qu’on y va seuls. On est souvent accompagnés de proches, de parents ou d’amis et ça devient alors une activité sociale », mentionne la députée qui rappelle que la plupart des propriétaires de ces commerces se sont bien conformés aux mesures et que cela se confirme par les visites que les policiers ont effectué au cours de l’été. « Ces gens-là ont investi beaucoup d’argent dans les mesures comme les plexiglas et le lavage des mains. Ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas fait du bon travail, la grande majorité ont bien fait. »

Mme Lachance rappelle également que depuis le début, il y a une crainte généralisée pour les entrepreneurs, dans tous les domaines. « Pour eux, il faut qu’il y ait du monde et que ça bouge. C’est bon pour nos commerçants que nos grandes entreprises et notre gouvernement fait tout ce qui est possible pour les aider à passer au travers. Dans des périodes de crise comme celle que nous vivons présentement, ce qu’on décide comme gouvernement, ce sont des mesures d’appui aux entrepreneurs, sans que cela mette l’ensemble des citoyens dans la misère et, surtout, en maintenant l’intégrité de notre système économique. Le reste, c’est du ressort de la santé publique. »

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