Bulle de la LHJMQ: une expérience positive pour Olivier Nadeau

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Par Serge Lamontagne
Bulle de la LHJMQ: une expérience positive pour Olivier Nadeau
Olivier Nadeau profite pleinement de son expérience dans la « bulle » de la LHJMQ à Québec, son équipe comme bien d'autres ayant été forcées à l'inactivité pendant plusieurs semaines en raison de la pandémie. (Photo : Jonathan Roy photographe)

HOCKEY. Depuis un peu plus d’une semaine, sept équipes de la LHJMQ disputent des rencontres au Centre Vidéotron de Québec qui, à l’image de ce qui s’est passé dans la LNH l’été dernier, a été transformée en « bulle sanitaire » où seul un nombre restreint de personnes, incluant les équipes, ont accès.

Parmi celles-ci se trouvent les Cataractes de Shawinigan pour lesquels évolue Olivier Nadeau de Lac-Etchemin.

Joueur de deuxième année pour la formation de la Mauricie, Nadeau reconnait que les journées sont remplies pour lui et ses coéquipiers qui termineront leur calendrier intensif de 6 matches ce vendredi 27 novembre.

« Nous sommes arrivés mardi dernier (17 novembre) et nous résidons à l’Hôtel Delta, dans le Vieux-Québec, tout comme trois autres équipes. Sur place, nous avons seulement le droit de nous promener entre nos chambres et une salle commune qui sert pour les repas, nos études et se divertir », indique le jeune attaquant qui étudie en Sciences humaines, avec mathématiques fortes, au Cégep de Shawinigan.

« Nous sommes en fin de session. On a peu de temps pour étudier et se préparer pour les examens qui arrivent. Les jours où nous ne jouons pas, deux heures sont consacrés aux études. Au moins, ça nous permet de rattraper le temps et la matière en retard », poursuit-il.

S’il reconnait que ce début de saison n’a pas été facile en raison de la pandémie, il se réjouit de pouvoir enfin disputer des matchs de hockey.

« Avant la mise en place de la bulle, on ne savait pas quand on recommencerait à jouer. Cela faisait deux mois qu’on ne faisait que des pratiques. On a joué quatre matchs en deux week-ends au début de l’année, puis on a arrêté un mois et demi. On ne sait pas ce qui nous attend après la bulle, c’est de l’inconnu pour tout le monde », mentionne-t-il en ajoutant que le rythme imposé par les activités de la bulle est difficile sur le corps des joueurs. Il serait même difficile de faire à long terme selon lui, surtout avec les études.

Si son ami Pier-Olivier Roy de Lac-Etchemin, qui évolue pour les Olympiques de Gatineau, est dans le même hôtel que lui, mais un étage au-dessus, il dit ne n’avoir croisé que sur la glace.

« On n’a pas le droit de se voir en dehors des matchs et les règles sont strictes. Nous n’avons pas le droit de parler aux joueurs des autres équipes, chacune ayant son étage. Nous allons au Centre Videotron et la Santé publique surveille tout le processus. Tout le monde doit porter son masque, même dans le vestiaire avant les parties. Les gars respectent cela et on se fait tester aux trois jours, ce qui permet de confirmer l’absence de COVID au sein de nos équipes.»

S’il n’avait pas amassé de points lors des quatre premiers matchs dans la bulle, Olivier était d’avis que cela viendra tôt ou tard. Il a finalement eu raison, inscrivant deux buts, dont celui de la victoire, lors du match présenté mercredi soir contre Chicoutimi.

Année de repêchage

Le fait d’avoir vu plusieurs autres équipes jouer, notamment celles des Maritimes, disputer plusieurs matchs était difficile à accepter pour Olivier et ses coéquipiers, d’autant plus qu’il s’agit de son année de repêchage dans la LNH. « C’est frustrant, car tu veux te faire voir par les recruteurs », mentionne-t-il. Il se console toutefois en regardant ce qui se passe en Ontario et dans l’Ouest du pays, les activités de ces deux circuits n’ayant pas encore débuté.

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