3e lien: la MRC de Bellechasse rejette l’idée d’un comité élargi

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Par Eric Gourde
3e lien: la MRC de Bellechasse rejette l’idée d’un comité élargi
(Photo : Archives)

TRANSPORT. La MRC de Bellechasse a rejeté, sur division, une proposition visant à inclure citoyens et gens d’affaires à son comité formé dans le but de suivre l’évolution du 3e lien devant relier Lévis et Québec.

L’énoncé a été présenté lors de la session de décembre du conseil des maires de la MRC et devait permettre l’ajout, au comité, de représentants de Développement économique Bellechasse, de la Chambre de commerce Bellechasse-Etchemins, de la Société de promotion industrielle de Sainte-Claire, de l’A.C.C.I.R.D. à Saint-Anselme (Association coopérative du centre industriel régional Dorchester) et de l’UPA de Bellechasse.

Quatre élus se sont opposés à la décision du conseil de rejeter la proposition, soit Manon Goulet de Saint-Gervais, Sébastien Bourget de Saint-Damien, Martin J. Côté de Saint-Lazare et Pascal Fournier de Saint-Nérée.

Préfet de la MRC de Bellechasse et maire de Saint-Nazaire, Clément Fillion a rappelé, lors de la séance, que le comité existait depuis l’été 2018. « Le but, lors de la création de ce comité, était de travailler sur l’idée d’un tracé à l’Est, de travailler avec la Ville de Lévis, ainsi que d’un comité suprarégional qui incluait d’autres instances, dont certaines de la Côte-de-Beaupré, et d’en faire un enjeu électoral. »

Comme la Coalition Avenir Québec (CAQ) a donné suite à sa promesse de construire le 3e lien, M. Fillion indique que la MRC préfère attendre le dépôt du projet avant d’aller plus loin. « On attend que le ministère des Transports et son ministre nous fassent part de ce que sera le projet, soit sa localisation, le tracé, ses coûts et son échéancier. Il serait prématuré de faire des interventions, tant que la teneur du projet n’est pas connue, et inopportun de se lancer dans des discussions sur le sujet et d’élargir le comité mis en place. Dès que le projet sera déposé, le comité sera réactivé et choisira ou non de donner son approbation. »

L’ex-maire de Saint-Anselme, Michel Bonneau, estime que Bellechasse aurait avantage à se faire entendre davantage.

S’occuper de ses affaires

Principal initiateur de la démarche, l’ex-maire de Saint-Anselme, Michel Bonneau, cherche à comprendre la réaction des élus de la MRC. « La réponse de la MRC est de nous dire de nous mêler de nos affaires. C’est pourtant justement ce que l’on souhaite faire. Nous ne sommes pas en train de discuter d’installer un panneau d’arrêt au coin d’une rue, mais d’un projet de plusieurs milliards. C’est difficile à comprendre. »

M. Bonneau indique que la démarche avait pour but de relancer les discussions sur le sujet, jugeant que Bellechasse n’aurait possiblement pas les retombées escomptées au départ, si le tracé actuellement véhiculé est celui choisi au final. « Il n’y a pas de réflexions de groupe sur le sujet depuis longtemps. Il n’est pas normal que Bellechasse ait confié son avenir au maire de la ville voisine (Gilles Lehouillier à Lévis). »

Selon lui, il sera trop tard pour réagir lorsque le projet définitif sera déposé. «Le gouvernement va finir par présenter son projet et aura dépensé des millions à le préparer. On va réagir à ce moment-là? On va simplement nous répondre qu’il est trop tard, que le projet est trop avancé et qu’on avait qu’à réagir avant. On finira par tout perdre. Il faut absolument montrer que l’on existe, faire nos propres réflexions et nos propres démarches maintenant », dit-il en conclusion.

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