Richard Savoie veut faire sa chance

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Par Eric Gourde
Richard Savoie veut faire sa chance
Richard Savoie essaie tant bien que mal de promouvoir son album M. Décibel. (Photo : gracieuseté Scène Finale)

CULTURE. Richard Savoie a récemment tourné le vidéoclip du 2e extrait de son album Mr. Décibel, sorti en novembre dernier, celui de la chanson Ma Chance qui fait suite à la première chanson extraite, La Croisée des Chemins.

Si le premier vidéoclip de l’album a été tourné par l’un de ses complices à l’époque du groupe Eonz, Steeve Lapointe, Savoie a choisi un autre musicien-producteur qu’il a côtoyé dans le passé, soit Bruno Lachance des productions Scène finale et natif de Saint-Nazaire.

« J’aime m’entourer de gens que je connais. J’ai souvent côtoyé Bruno, du temps des Bumper Stickers et du temps où il travaillait à la radio. C’est la même chose avec mes musiciens, Rémi Boivin à la batterie et Benoit Bolduc à la guitare. Ce sont deux vieux routiers qui chantent également sur la chanson. Les gars ont de l’expérience et quand on les connait, on sait que nous sommes entre bonnes mains. »

Le tournage du vidéoclip s’est fait il y a quelques jours à Saint-Damien.

Le guitariste et chanteur, originaire de Sainte-Marie, cherchait un endroit particulier pour tourner son vidéoclip. Il a finalement jeté son dévolu sur le défunt Moulin Goulet à Saint-Damien. « On cherchait un endroit qui était assez vaste et qui avait un look âgé. Les propriétaires nous ont accueillis de très belle façon. »

Richard Savoie est bien connu dans la région puisqu’il fait partie du duo Les Poffins aux côté de Normand Patoine. C’est l’une des raisons pour lesquelles il a du temps pour son projet solo. L’une des difficultés qu’il rencontre entretemps est de promouvoir son album.

« Mon problème est de faire circuler le nom et de lancer la machine. On n’a pas l’occasion de se produire et je n’ai pas la structure pour la promotion. Comme les commerces sont fermés, on ne peut pas en vendre non plus. Quand pourrons-nous faire des spectacles, on ne le sait pas. C’est le même scénario pour les Poffins. En mai, nous avions déjà des contrats, mais tant que nous n’avons pas le feu vert, ne serait-ce que pour des spectacles extérieur dans les campings ou autre, tout est sur pause. »

Il constate toutefois que les gens sont de plus en plus tournés vers les plateformes numériques, ce qui diminue grandement les possibilités de revenus. « Les gens ont véritablement fait le move sur les plateformes de streaming. Quand on met nos albums là-dessus, c’est comme si nous les donnions. On ne peut pas en vendre beaucoup, on ne voit pas personne. C’est la réalité pour tous les artistes et pour tous les bands rock. Les musiciens font maintenant leurs revenus avec les spectacles, et non la vente de disques. Il y a encore des gens qui veulent avoir l’album dans leurs mains. »

Il s’occupe entretemps de l’entreprise familiale qui œuvre dans l’immobilier. C’est ce qui lui permet de tenir le coup, même s’il a très hâte de revoir un certain public devant lui. « Ça tient occupé et il y a un petit salaire qui entre, heureusement. »

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