Faire sa place auprès des amateurs de pêche

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Par Eric Gourde
Faire sa place auprès des amateurs de pêche
Stéphane Plante et sa conjointe, Marie-Andrée Nolet, font équipe dans le développement de la nouvelle entreprise. (Photo : La Voix du Sud - Éric Gourde)

PLEIN AIR. Alors que la saison vient à peine de débuter, une petite entreprise de Bellechasse espère rejoindre les amateurs de pêche de tout le Québec, et même davantage.

Devenu fabricant de leurres un peu par accident, Stéphane Plante retient de plus en plus l’attention avec les produits qu’il fabrique à partir de son atelier de Sainte-Claire. Passionné de pêche, ce qui était un passe-temps au départ est en voie de faire boule de neige.

Stéphane Plante cherche constamment la bonne recette pour que ses leurres soient efficaces.

« Je ne fais pas grand-chose l’hiver et je cherchais de quoi m’occuper. Je suis un gars de printemps, été et automne. Je vais à la pêche et à la chasse. Je me suis acheté du matériel pour faire des leurres et j’ai pris goût à ça », explique-t-il en ajoutant que de posséder un camp dans le Nord lui permet de faire ses petites expériences et de tester les produits qu’il fabrique.

« Je voulais faire un produit de qualité, local et durable. Tout ce qui est peinture, assemblage et l’emballage, tout est fait ici. La qualité de la peinture est importante et c’est là que je me démarque. Je suis probablement le seul à faire un produit avec de la peinture cuite. Ça fait des années que je pêche le brochet. Je voulais amener tout ce qui est efficace pour bien attirer le poisson, les couleurs, le fini transparent (clear) que j’ajoute par la suite. L’hameçon et les pesées sont assemblés par la suite », indique-t-il tout en ne négligeant pas de mentionner qu’il reçoit l’appui de sa conjointe Marie-Andrée et même de ses enfants dans la chaîne menant au produit fini.

C’est visiblement au début de l’été dernier qu’il a choisi de lancer sa propre collection de leurres, sa spécialité, auxquels s’ajoutent des harnais, cuillères ou hameçons, autant pour les adeptes que les pêcheurs amateurs et même la relève. « Nous avons lancé notre boutique en ligne, les commandes ont commencé à entrer et rapidement, quelques magasins sont entrés par la suite. Ma conjointe a commencé à en faire avec moi et mes enfants aussi, parce que la demande grandissait. »

Stéphane Plante cherche constamment la bonne recette pour que ses leurres soient efficaces.

Sa conjointe Marie-Andrée, qui opère une garderie chez elle, constate que l’aventure est devenue une affaire de famille. « Comme je travaille de jour et Stéphane de soir, on se relaie pour la création des leurres. Nos deux enfants connaissent les étapes et les standards que l’on essaie d’établir et ils ont de l’intérêt à travailler avec nous. C’est plaisant. »

L’absence d’expositions, en raison de la pandémie, l’a toutefois empêché de bien promouvoir ses produits. La création d’une boutique en ligne, l’été dernier, puis l’adhésion de quelques détaillants lui ont permis de rejoindre une certaine clientèle.

« Nous aurions pu aller dans des salons, faire des portes ouvertes, mais rien de ça n’est possible encore aujourd’hui. C’est pourquoi on offre la livraison ou la récupération ici, chez nous. L’Abitibi et le Saguenay-Lac-Saint-Jean sont les deux régions qui commandent le plus actuellement. C’est normal, car il n’y a pas de magasin qui a nos produits dans ces régions-là, pour le moment. »

Superviseur de maintenance chez Exceldor à Saint-Anselme et originaire de Saint-Damien, Stéphane Plante estime avoir fabriqué plus de 7 000 items depuis juin dernier. « Des montages sont plus longs, tandis que d’autres sont très simples. Il y a différentes étapes à suivre et chaque produit à ses particularités. Chaque couleur à un temps de cuisson pour que la couleur soit optimale et durable. C’est carrément une recette pour chacune des couleurs. »

Sous le vocable de Plant’s leurres, l’entreprise ne peut, pour l’instant, être autre chose qu’un emploi à temps partiel, confie Stéphane Plante qui n’écarte pas, un jour, s’y consacrer entièrement. « C’est un bon revenu d’appoint. Pour en venir à un emploi à temps plein, ça demandera des partenaires sérieux et qui reviendront de saison en saison pour assurer une stabilité. On vise le Canada et les États-Unis. On va suivre la vague », dit-il en terminant.

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