Les conflits chez Exceldor et Olymel au cœur de la dernière année 

Eric Gourde
redaction@lavoixdusud.com

Les conflits chez Exceldor et Olymel au cœur de la dernière année 
Les membres ont pu assister à l'assemblée autant sur place qu'en mode virtuel (Photo : (Photo Beauce Média - Hubert Lapointe))

AGRICULTURE. Un peu plus de 180 délégués, à la fois réunis au Centre Caztel de Sainte-Marie et de manière virtuelle, ont participé à l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.

Le projet de réforme du financement de l’Union, la récupération des plastiques agricoles, l’impact des conflits de travail sur les filières agroalimentaires et la protection du territoire agricole ont particulièrement retenu l’attention des participants.

Le président de la section régionale, James Allen, a souligné que les événements récents démontrent que la fragilité des activités de transformation, face aux conflits de travail. La concentration des entreprises agroalimentaires, de transformation et de distribution, sont deux grands défis pour les filières et les producteurs qui en dépendent.

« Les producteurs de porcs et de poulets ont été éprouvés. Il y a toujours près de 160 000 porcs en attente d’être abattus, conséquence de la longueur du conflit chez Olymel. C’est pourquoi certains ont proposé un abattage minimum pour éviter à tout prix le gaspillage alimentaire que l’on a pu voir », résume-t-il.

Protection du territoire et récupération

Les participants à l’assemblée ont aussi adopté de nombreuses résolutions au cours de la rencontre, notamment sur la récupération des plastiques agricoles. « On attend de voir comment toute la récupération des plastiques va se développer. Il n’y a qu’un ou deux sites de récupération par MRC, ce qui est nettement insuffisant. Il faudrait au moins un site par localité. Il faudra accélérer le développement de cette initiative. »

La date butoir pour l’épandage des engrais de ferme et la protection du territoire agricole sont d’autres sujets toujours d’actualité. « On perd des terres en culture chaque année en raison du moratoire sur les superficies en culture toujours en vigueur. On le souligne depuis longtemps. Je me promène beaucoup dans la région et je remarque que certains endroits sont dévitalisés, mais il y a tellement de belles terres qui pourraient servir, notamment le long des routes 204 et 216 », rappelle-t-il.

Président général sortant de l’organisation syndicale, Marcel Groleau a partagé sa vision du futur de l’Union, en plus de faire allusion aux changements climatiques et à l’autonomie alimentaire.

Quant aux élections au sein de la section régionale, le président de la Fédération, James Allen, le premier vice-président, Jean Lambert, et la deuxième vice-présidente, Natacha Lagarde, ont tous été réélus, sans opposition, pour un prochain mandat de deux ans.

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