Nouveau directeur général à Saint-Michel

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Par Serge Lamontagne
Nouveau directeur général à Saint-Michel
Jean Lemieux est le nouveau directeur général de la municipalité de Saint-Michel. (Photo : La Voix du Sud - Archives)

MUNICIPAL. Ancien directeur général et ex-maire de la municipalité de Saint-Vallier, Jean Lemieux occupera le poste de directeur général et secrétaire-trésorier, sur une base intérimaire, à la municipalité de Saint-Michel.

M. Lemieux, qui a signé un contrat d’un an renouvelable, est en poste depuis le mardi 11 janvier, son embauche ayant été officialisée lors d’une séance spéciale du conseil tenue la veille. Il succède à Caroline Nadeau qui avait annoncé son départ le 10 décembre.

Invité à commenter cette embauche, le maire Stéphane Garneau a souligné que le nouveau conseil municipal souhaitait embaucher un nouvel officier sur une base intérimaire, le temps de mettre en place un processus d’embauche complet de concert avec le service des ressources humaines de la MRC de Bellechasse.

« Nous avons contacté M. Lemieux qui était depuis peu à la retraite, pour voir s’il était intéressé à prendre la relève sur une base intérimaire, le temps que le processus de dotation visant à pourvoir la fonction sur une base permanente soit réalisé de concert avec la MRC. Il a démontré tout de suite de l’intérêt et cherchait un défi », mentionne M. Garneau qui précise que M. Lemieux a rencontré les membres du conseil municipal le 24 décembre et que la décision de l’embaucher a été unanime.

Les prochains jours seront assurément chargés pour le conseil et le nouveau directeur général puisqu’une séance régulière aura lieu le 17 janvier, suivie d’une séance spéciale pour l’adoption du budget quelques jours plus tard.

« J’ai toujours eu de l’intérêt pour le monde municipal et il y a de beaux projets et de beaux défis qui s’en viennent ici à Saint-Michel, avec une équipe jeune, renouvelée et dynamique au conseil », précise M. Lemieux qui ajoute que des séances de travail sur le budget auront lieu au cours des prochains jours.

« Il est certain que le départ de Caroline Nadeau nous a un peu pris par surprise et que cela nous a retardés dans la préparation du budget, mais on devrait profiter des prochains jours pour régler cela », d’assurer le maire qui rappelle qu’en raison de la tenue des élections municipales en novembre, les conseils municipaux ont jusqu’à la fin de janvier pour adopter leur budget 2022.

Entente à l’amiable

Comme on le mentionnait précédemment, M. Lemieux est le troisième directeur général en poste à Saint-Michel depuis un an. À cet égard, le nouveau conseil a conclu, en novembre dernier, une entente à l’amiable avec Bernard Caouette qui avait été embauché le 3 mai dernier, puis remercié le 31 août au retour de Caroline Nadeau. Cette dernière avait temporairement quitté ses fonctions pour des raisons de santé en mars 2021.

M. Caouette avait acheminé, le 4 octobre dernier, une mise en demeure annonçant son intention de poursuivre la Municipalité de Saint-Michel pour « non-respect et bris de contrat, perte de salaire, troubles, ennuis et inconvénients, diffamation et atteinte à sa réputation ». Le libellé de la résolution disait également que M. Caouette « aurait pu recourir à un avocat dès le mois de septembre, aux frais de la municipalité, pour contester les actes du maire précédent et réclamer le plein versement de son salaire et avantage jusqu’en mai 2022. »

« Quand j’ai vu cela, j’ai entrepris le processus d’entente à l’amiable, de concert avec le conseil, le plus rapidement possible. On voulait éviter le plus de frais juridiques possible et en fin de compte, toutes les parties impliquées sont satisfaites », indique M. Garneau.

L’entente entre les parties, telle qu’il apparaît au procès-verbal de la séance du 25 novembre, prévoit notamment le maintien du salaire et des avantages sociaux pour les mois de septembre et octobre (23 128 $ en tenant compte également des cotisations des employeurs pour chaque période de paie), le remboursement de certains frais totalisant un peu plus de 1 000 $ (cellulaire, frais de déplacement, assurance collective et frais de cotisation au Barreau pour deux mois), ainsi que le versement d’un paiement forfaitaire de 20 000 $ (deux mois de salaire supplémentaires) à titre d’indemnités pour troubles, ennuis, inconvénients, préjudices moraux et atteinte à la réputation.

En contrepartie, M. Caouette renonçait à tout recours contre à tout recours contre la municipalité relativement à la fin d’emploi et à l’exécution du contrat de travail temporaire à durée déterminée signé le 20 juin 2021.

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