L’acériculture, un moteur économique pour Bellechasse

L’acériculture, un moteur économique pour Bellechasse

Martin Guay de Saint-Malachie et sa famille ont reçu les intervenants qui souhaitaient valoriser l'acériculture et ses retombées dans Bellechasse.

BELLECHASSE. Plusieurs acteurs économiques et politiques de Bellechasse ont tenu à vanter les mérites et l’importance du secteur acéricole dans la région à l’occasion d’une rencontre à l’Érablière Martin Guay de Saint-Malachie mardi dernier.

En 2010, on dénombrait 354 entreprises, pour un total de 1 903 661 entailles, œuvrant sur le territoire de la MRC. Selon différentes estimations, l’acériculture dans la MRC de Bellechasse représente un PIB (produit intérieur brut) d’environ 5,1 M$ et 241 emplois directs, sans compter tous les emplois des fournisseurs de biens et de services, par exemple ceux dans les domaines de la plasturgie.

Le directeur général de La Vallée de la Plasturgie, Simon Chrétien, a dénombré cinq entreprises manufacturières (plastique et métal) qui fournissent du travail à 85 personnes directement uniquement grâce à la production d’équipements pour les érablières. Le chiffre d’affaires lié à l’acériculture de ces cinq entreprises atteint les 20 M$. Tous ces chiffres n’incluent pas la dizaine de sous-traitants de Bellechasse avec qui ces entreprises font affaire pour la production d’équipements acéricoles.

«La filière acéricole de Bellechasse représenterait environ 8,8 M$ en revenus de taxation pour les divers paliers de gouvernement», ajoute James Allen, président du Syndicat de l’UPA de Dorchester. Les partenaires de cette activité de presse en ont aussi profité pour faire valoir que la valeur des permis de construction de l’ensemble des producteurs agricoles en 2012-2013 dépassait les 5,9 M$, comparativement à 5,2 M$ l’année précédente, souhaitant aussi mettre en valeur le côté entrepreneur des producteurs.

Une tendance vers de plus grandes érablières

Le propriétaire de l’entreprise, Martin Guay estime que les érablières seront plus grandes dans le futur en raison de soucis de rentabilité chez les producteurs. «Les petites érablières de 2 000 entailles, il n’y a aucun avenir dans ce type de production, car pour produire un baril, tu dois passer autant de temps à la cabane que celui qui en a 10 000.» M. Guay est également d’avis que les gains de productivité sont appréciables pour ceux qui choisissent d’augmenter leur contingent et de se moderniser. «La moyenne d’âge est élevée et il est possible d’augmenter ses possibilités. Plus on a d’entailles, mieux on s’installe. Plus ton installation est adéquate et plus tu prends soin de ton érablière, plus tu réussis à produire et à rentabiliser.» Luc Blais du Syndicat des acériculteurs de la Côte-du-Sud est un peu du même avis. «Les dimensions des entreprises vont agrandir. L’âge des producteurs est quand même là et ce ne sont pas tous les producteurs qui ont une relève.» Il ajoute que plusieurs producteurs réinvestissent immédiatement une grande partie de leurs profits dans leurs installations ce qui devrait contribuer à augmenter leur productivité.

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