Une expérience enrichissante pour Olivier Lavoie

Une expérience enrichissante pour Olivier Lavoie

Deuxième à partir de la gauche, Olivier Lavoie a vu son équipe terminer 3e lors de la compétition.

Crédit photo : gracieuseté

ROBOTIQUE. Olivier Lavoie de Saint-Anselme a récemment prit part à la classique Robosoft, une compétition dédiée à la robotique, qui avait lieu à San Diego en Californie au début du mois de juillet.

La compétition visait à simuler des tâches qui pourraient être effectuées par un sous-marin autonome par une industrie quelconque. Son groupe a terminé 3e lors de l’activité qui regroupait 47 équipes d’une douzaine de pays. Son équipe a d’ailleurs été la meilleure Nord-Américaine n’étant devancée que par des représentants de la Chine et de Singapour.

Étudiant en Génie de production automatisé à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal. Il débutera sa quatrième année dans cet établissement. «La compétition durait 10 jours. Un groupe de quatre, dont je faisais partie, a pris la route pour se rendre là-bas. Cela a finalement duré 17 jours si on inclut le transport. Le reste de l’équipe s’en rendue sur place en avion», raconte-t-il.

Le sous-marin fabriqué par son équipe présente des particularités intéressantes.

Le sous-marin autonome qu’ils proposaient sur place a été construit à 100 % par les étudiants, précise Olivier. «Nous sommes vraiment révolutionnaires avec notre forme géométrique. Les autres prototypes sont souvent construits sur la longueur, tandis que le nôtre est asymétrique dans tous les axes.  C’est comme un drone, sauf qu’il est sous-marin et en forme de croix. Il peut écouter des ondes sonores sous l’eau. Par exemple, les boites noires des avions. Nous pourrions écouter les fréquences et chercher au bon endroit. La détection d’objet de façon automatique grâce à des caméras et un sonar et même faire de la cartographie.»

Les avancées technologiques sont parfois surprenantes et les possibilités infinies ajoute-t-il. «C’est difficile de rendre ce genre d’équipement autonome, c’est pourquoi ils sont toujours pilotés par des humains pour le moment. Notre but était de le rendre autonome et de programmer des missions pour qu’il effectue des tâches par lui-même.»

Même si l’activité était présentée dans un cadre compétitif, il dit avoir apprécié ses échanges avec les autres participants. «Il y a beaucoup de partage d’information qui se fait avec les autres équipes. On y apprend beaucoup de choses. On s’inspire des autres et les autres s’inspirent de nous.»

Adapter le travail à l’école pour un événement du genre demande évidemment certains ajustements. «Nous savons avant le départ dans quelles conditions nous devrons évoluer. Nous essayons toujours d’avoir des systèmes qui seront flexibles pour éviter d’avoir beaucoup d’écriture de codes à faire une fois sur place. Nous n’avons rien changé au niveau mécanique ou électrique, par contre au niveau logiciel, il y a souvent des choses à modifier.»

Olivier Lavoie entame maintenant sa dernière année à l’ETS. La robotique pourrait être dans sa mire une fois ses études complétées. «Le domaine en général m’inspire. Tout ce qui est asservissement, relier la recherche et le développement, pour contrôler un robot afin qu’il puisse se déplacer de manière autonome.»

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