Année positive malgré la pandémie et la pénurie de main-d’œuvre pour la SADC Bellechasse-Etchemins

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Par Serge Lamontagne
Année positive malgré la pandémie et la pénurie de main-d’œuvre pour la SADC Bellechasse-Etchemins
La présidente Mélanie Carrier et la directrice générale Katie Fortier ont tracé un bilan positif de la dernière année de la SADC Bellechasse-Etchemins. Elles sont accompagnées de Caroline Boudreault, adjointe administrative. (Photo : La Voix du Sud - Serge Lamontagne)

AFFAIRES. La SADC Bellechasse-Etchemins tenait sa première assemblée générale en présentiel le mardi 21 juin dernier, après deux séances similaires en virtuel tenues en 2020 et 2021 en raison de la pandémie. Les administrateurs de l’organisme de développement économique ont tracé un bilan positif de la dernière année lors de l’événement qui se déroulait au centre communautaire de Saint-Léon.

Ainsi, la présidente Mélanie Carrier et la directrice générale Katie Fortier ont indiqué que la SADC avait investi pas moins de 585 000 $ en soutien aux entreprises par le biais de ses différents programmes en 2021. À cela s’ajoutent 82 100 $ dans 13 projets de développement économique régional, une tendance à la hausse d’indiquer Mélanie Carrier.

« Ce qu’on peut dire, c’est que le développement régional prend de plus en plus de place chez nous. On a Claude Bissonnette-Lavoie qui est beaucoup impliquée là-dedans », mentionne-t-elle.

« Il y a de plus en plus de projets, on saisit des occasions comme celles du Domaine du Lac-Vert, les Sentiers des Etchemins ou le Parc des chutes d’Armagh. On va commencer à travailler sous peu sur un projet en lien avec l’immigration avec la création d’un monosite internet en lien avec les Résidences d’accueil Bellechasse-Sud, pour la location de chambres à des immigrants », de renchérir Katie Fortier.

Cette dernière ajoute que deux ans après l’arrivée de la pandémie, elle a remarqué que les gens d’affaires ne s’en étaient pas si mal sortis de la COVID en fin de compte.

« Les gens ont été créatifs, innovateurs et volontaires. Les investissements ont certainement été un peu moindres que par le passé, car il y a eu beaucoup de programmes dans les dernières années, ce qui a permis aux entreprises de générer des liquidités. Celles-ci n’étaient pas dans les projets d’investissements et elles n’étaient pas nécessairement dans les projets d’achat de nouveaux équipements en raison du manque de main-d’œuvre », poursuit-elle en rappelant que l’organisme avait vécu une situation similaire lui-même, au cours de la dernière année, avec seulement deux ressources et demie en poste au lieu de cinq.

Une nouvelle ressource s’est ajoutée récemment et l’organisme entend embaucher un nouvel agent de développement économique d’ici l’automne. « On a eu une belle année quand même et on a choisi nos combats. Les dossiers d’investissements ont été traités, mais c’est surtout au niveau du soutien en entreprises que nous avions moins de temps », précise Mme Fortier.

Accent vers le développement durable

Les dirigeants de la SADC ont profité de cette assemblée pour donner des détails sur la venue de nouvelles mesures visant à supporter les entreprises dans l’adoption de mesures favorisant le développement durable.   

« On offre, selon la qualification de l’entreprise, une réduction du taux d’intérêt pouvant aller jusqu’à un pour cent pour celles qui contractent un nouveau prêt chez nous, afin de souligner leurs efforts en matière de développement durable. On a aussi développé un fonds spécialisé, unique à la SADC, pour inciter les entreprises à implanter des mesures écoresponsables à l’interne », soutient la directrice générale.

Ce fonds prend la forme d’un prêt pouvant atteindre 150 000 $ pour aider à couvrir certaines dépenses (achat d’équipements, honoraires professionnels et fonds de roulement) permettant de mettre en place de nouvelles pratiques écoresponsables. S’ajoutera aussi la gestion du nouveau programme Virage Vert du fédéral qui pourra couvrir jusqu’à 80 % des honoraires professionnels associés à la transition verte, pour un maximum de 10 000 $.

« De plus en plus de grosses institutions financières offrent elles aussi des incitatifs similaires », rappelle pour sa part Mme Carrier.

Rendez-vous de l’entrepreneuriat

Après le retour de l’événement inspirant en mars dernier, un autre événement phare organisé par la SADC Bellechasse-Etchemins, soit le Rendez-vous de l’entrepreneuriat, reviendra cet automne au Mont-Orignal après trois années d’absence.

« Le comité des partenaires s’est réuni à trois reprises déjà. Le conférencier invité et nos coprésidents d’honneur sont choisis, tout comme les ateliers. Il ne reste plus qu’à finaliser le cahier du participant et lancer le recrutement après les vacances. Tous les détails seront annoncés bientôt », de conclure Mme Fortier.

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