Belle affluence à la Maison des jeunes de Saint-Henri
JEUNESSE. Fondée en 1997, la Maison des jeunes de Saint-Henri célèbrera ses 30 années de présence auprès de la jeunesse henriçoise en 2027.
Coordonnateur de l’organisme depuis quelques mois à peine, Raphaël Bernier souligne que la Maison des jeunes est appréciée des adolescents de la localité, comme le démontrent les statistiques de 2025.
Pour l’ensemble de l’année dernière, l’organisme a enregistré 2 200 visites. Juillet avait été le mois le plus achalandé avec 304 fréquentations pour 18 jours d’ouverture. « Pour la grande majorité, ce sont des jeunes de Saint-Henri qui la fréquentent. La MDJ, ou Ado Zone, accueille quotidiennement une dizaine de jeunes qui ont en moyenne 14-15 ans, mais celle-ci est normalement ouverte aux 12-17 ans », précise également Raphaël Bernier.
Située à côté du terrain de balle, près de l’intersection de la route Kennedy, celle-ci est ouverte du mercredi au samedi. On y retrouve, comme dans la plupart des maisons de jeunes, des espaces de repos et de discussion, une station d’art (bricolage, dessin et peinture), de jeux de société et consoles de jeux vidéo en grandes quantités, un téléviseur pour regarder des films et séries diverses, des tables de billard et de ping-pong au sous-sol, ainsi qu’une petite cuisine où les jeunes peuvent se faire à manger ou prendre part à des activités de cuisine.
« Il existe une belle entente entre les jeunes dans l’ensemble. C’est même un milieu très familial, car il y a beaucoup des duos ou trios frères-sœurs qui la fréquentent », indique-t-il.
Ressources humaines plus stables
Comme la majorité des maisons de jeunes, la MDJ de Saint-Henri doit composer avec un défi important et récurrent, soit celui des ressources humaines et, surtout, des postes à temps partiel.
Ayant œuvré comme animateur et intervenant à la Maison des jeunes de Saint-Henri pendant deux ans, par le passé, Raphaël Bernard avait accepté la coordination de l’organisme en avril 2025. En poste pendant quelques mois, il avait quitté ses fonctions en raison d’un déménagement à Sherbrooke.
« Le conseil d’administration avait embauché quelqu’un pour me remplacer et, comme ça n’a pas fonctionné, ils m’ont proposé de reprendre le mandat, ce que j’ai accepté », mentionne-t-il en reconnaissant qu’après un creux de vague au sein du personnel, la situation est plus stable actuellement avec trois autres animateurs/intervenants sous sa direction.
Âgé de 26 ans et à la tête d’une équipe composée d’animateurs de 25, 22 et 21 ans, Raphaël Bernier souligne que le faible écart d’âge entre eux et les jeunes qui fréquentent la maison de jeunes permet de créer une plus grande proximité et de faciliter la discussion avec les utilisateurs de celle-ci. « D’être entourés de jeunes, ça nous garde jeunes », soutient-il.
Soulignons que cette équipe, sous la direction de Raphaël Bernard, est aussi composée de trois animateurs, Cédric Clouâtre, Olivier Dion et Érika Pouliot.
Budget et activités de financement
La Maison des jeunes de Saint-Henri bénéficie d’un budget annuel de base avoisinant les 120 000 $, somme provenant du Programme de soutien aux organismes communautaires du CISSS de Chaudière-Appalaches qui permet de couvrir les salaires et certaines dépenses.
Comme les autres maisons de jeunes, la tenue d’activités de financement parallèles est nécessaire, celle-ci permettant aux jeunes de profiter de diverses activités et sorties, notamment.
« Nous avons un membership qui est symbolique pour le moment et on essaie de mettre cela à jour actuellement. Nos jeunes sont super impliqués et, chaque fois que nous faisons des activités bénévoles, ils passent plusieurs heures avec nous et nous aident. On a une belle gang, un noyau très engagé près des adultes également. C’est facile de les impliquer et de les inciter à repousser leurs limites », affirme le coordonnateur, qui rappelle qu’après quelques mois plus difficiles, la situation se stabilise à tous les niveaux.
« Après une période de flottement, on essaie de remettre cela sur les rails, de mettre en place des activités qui sont attrayantes pour les jeunes et de recréer un engagement. On souhaite standardiser nos procédures et continuer à participer à l’engagement communautaire du côté de Saint-Henri, que ce soit lors de différents événements, comme le Henri Fest ou encore le Show d’automne que nous avons reçu l’an dernier. On veut aussi profiter d’activités comme celle-ci pour récolter du financement pour l’organisation d’activités », poursuit-il en précisant que quatre activités de financement avaient eu lieu l’an dernier, contre sept ou huit l’année précédente.
« En 2025, avec le changement de direction et la venue de nouveaux employés, il a fallu se réajuster, mais on en a tenu quand même. Cela prouve que nous fournissons des efforts pour garder la MDJ vivante et active, au-delà des sommes qui nous sont consenties par le gouvernement. Nous ne sommes pas riches, mais ça paie le nécessaire. On aimerait parfois avoir un peu plus, car on aimerait offrir de meilleures conditions à notre personnel. »
