Bellechasse: Éric Duhaime lance sa campagne
Le chef conservateur et candidat dans Bellechasse, Éric Duhaime, a lancé sa campagne électorale jeudi dernier chez Prévost à Sainte-Claire, dévoilant du même coup son autocar de campagne.
Pour lui, Prévost représente « l’entrepreneurship à son meilleur », idée qu’il souhaite mettre en valeur pendant la campagne en favorisant des coupes massives dans les dépenses de l’État et d’importantes baisses d’impôts.
Parmi les coupes importantes qu’il propose figurent toutefois celles aux entreprises comme Prévost. Interrogé sur le sujet, il a exposé sa stratégie qui vise plutôt à réduire leur fardeau fiscal pour leur permettre de réinvestir. « Le gouvernement ne doit pas choisir qui sera gagnant et perdant dans l’économie. On propose de réduire la place de l’État, une baisse massive des impôts des sociétés pour que le Québec devienne la juridiction la plus attractive du continent et que les entreprises aient des liquidités pour traverser la crise, sans recourir à des subventions », résume-t-il.
Il a poursuivi en indiquant qu’une dérèglementation massive était également nécessaire. « Il faut que les entrepreneurs cessent de passer leur temps à remplir de la paperasse. Il y a 150 000 exigences règlementaires au Québec. Près de 1 000 heures de paperasse par année par entreprise. Ça n’a plus de bon sens », a-t-il insisté, ajoutant que l’exploitation des ressources naturelles et la diminution des barrières interprovinciales doivent aussi être priorisés.
La famille, les aînés et le logement ont aussi fait partie de son allocution qui s’est rapidement dirigée vers les régions, illustrant ainsi sa candidature dans la circonscription de Bellechasse. « On veut des régions autonomes. Ce qui va bien à Longueuil n’est pas nécessairement bon à Sainte-Claire ou Val-d’Or. Les régions et les municipalités sont des gouvernements de proximité et c’est en partageant les pouvoirs sur certaines questions et en leur accordant les revenus nécessaires pour qu’elles exercent ces fonctions. »
Selon M. Duhaime, le principal défi auquel son parti a à faire face pendant cette campagne est le cynisme des citoyens envers la politique en général. Le troisième lien entre Québec et Lévis en est le parfait exemple. « Le gouvernement actuel nous a menti sciemment pendant des années dans le dossier et il veut encore tuer le projet. Les gens ont de la difficulté à croire qu’on ferait les choses différemment. Notre vrai défi sera de prouver que nous sommes sincères, que l’on croit et que l’on fera ce que l’on dit », soutient-il.
