Bilan de mi-saison satisfaisant en assurance-récolte
AGRICULTURE. Le plus récent bilan mi-saison de la Financière agricole du Québec indique que si la saison estivale a tardé à prendre sa place, les rendements devraient tout de même se situer dans les normales, malgré des irritants évidents dans certains secteurs.
Rappelons qu’au printemps, les rendements dans la production de sirop d’érable ont été légèrement inférieurs à la normale, sauf que la qualité du sirop recueilli se situait dans la normale. On a pu observer une bonne survie à l’hiver des plantes fourragères et des pommiers, une situation normale des céréales d’automne et une bonne survie dans les fraisières. Il faut toutefois déplorer une mortalité importante des abeilles, mais non généralisée parmi les producteurs.
De légers retards dans les ensemencements et de la croissance dans la majorité des cultures ont été observés un peu partout en Chaudière-Appalaches en raison du manque de chaleur du mois de mai à la mi-juin. La chose a aussi occasionné un retard important de la première fauche de foin en raison des pluies fréquentes et abondantes. La qualité des foins a été grandement affectée, mais le rendement global devrait être dans la normale, précise la Financière, dans son bilan.
Ces situations ont pu être remarquées dans la plupart des régions du Québec, alors que des accumulations de neige dès novembre ont nui aux producteurs de grains pour les récoltes tardives. Certaines régions ont subi des pluies fréquentes et abondantes limitant l’accès aux champs pour les travaux d’épandage des fumiers, de préparation des sols et de semis. Des conditions ralentissant la germination et l’émergence des plantes annuelles en plus d’être propices à la prolifération et à la présence d’insectes dans certains secteurs ont aussi été décelées.
En revanche, au début de la saison estivale, le retard de croissance a été rattrapé par les températures plus clémentes et même chaudes, dont une vague de chaleur dans la deuxième semaine de juin.
Été à peu près normal
Le directeur régional de la Financière agricole du Québec, Denis Bérubé, estime lui aussi que le fait marquant est que l’été a été retardé, mais que les belles conditions qui ont suivi ont permis de rattraper le retard. « En termes de fourrage, la première coupe a tardé, mais a été super belle. La deuxième a donné moins de volume et les moments pour faucher ont été difficiles à cibler. On a eu une bonne année dans les petits fruits également et les céréales aussi, malgré cela », observe-t-il.
Selon lui, l’été a réussi à rattraper son retard pour l’ensemble des cultures. « Nous sommes à jour. La poussée des croix, au sommet du maïs, survient toujours à la fin juillet et c’est à peu près ce que nous avons vu. Le soya est aussi beau partout sur le territoire, alors nous sommes dans un horizon normal ».
Il ajoute qu’il est difficile d’avoir un coup d’œil à peu près identique dans l’ensemble de la région, étant donné sa superficie. « Chaudière-Appalaches nord va avoir sa réalité et le sud la sienne. On fait une moyenne pour se donner une idée et les résultats ne font pas l’affaire de tout le monde ».
C’est ainsi qu’en date du 7 juillet, le nombre d’avis de dommages au Programme d’assurance récolte s’élevait à 2 085 comparativement à 1 938 à la même période en 2025 et à 2 235 en moyenne pour les cinq dernières années à la même période. Les indemnités versées à ce jour sont de 5 499 925 $ pour l’ensemble de la province.
