Budget équilibré pour le CSSBE

ÉDUCATION. Le conseil d’administration du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemins (CSSBE) a adopté ses états financiers pour l’année 2024-2025 lors de sa plus récente séance du 16 décembre dernier. Un excédent de seulement 6 515 $ a été observé pour l’exercice 2024-2025.

Selon l’état des résultats au 30 juin 2025, les revenus de l’année ont été de 350 117 510 $ et les dépenses se sont élevées à 350 110 995 $. Ce budget équilibré s’explique, selon le CSSBE par une gestion rigoureuse des ressources dans un contexte marqué par des besoins croissants en services éducatifs. L’an dernier, le CSSBE avait présenté un surplus de 2,7 M$, ce qui représentait 0,8 % des revenus.

Le CSSBE précise que l’année financière 2024-2025 a été marquée par une hausse des revenus liée aux subventions gouvernementales (+19 M$) et à la taxe scolaire (+150 000 $). « Il y a eu de l’indexation des subventions gouvernementales, mais aussi dans certaines mesures supplémentaires, comme à l’appui à l’aide scolaire », explique Karine Béland, représentante de Raymond Chabot Grant Thornton. 

Le budget a aussi été caractérisé par des investissements importants dans les infrastructures scolaires et les services aux élèves ainsi qu’une gestion prudente des emprunts et des obligations financières, malgré un contexte économique exigeant. « Les rétroactions par rapport au salaire ont été faites et il faut rappeler qu’en 2024-2025 il a eu les grèves, augmentant la masse salariale », précise Mme Béland pour expliquer la hausse des dépenses en activités d’enseignement et de formation ainsi que de soutien à l’enseignement et à la formation.

Protecteur national de l’élève

Le même soir, Jean-François Bernier, Protecteur national de l’élève, a présenté aux membres du conseil d’administration les résultats du rapport annuel d’activités 2024-2025 pour la région des Appalaches-et-des-Cantons, dont fait partie le CSSBE. Au total, 61 plaintes et signalements ont été formulés, dont neuf au CSSBE. Moins de la moitié des plaintes étaient fondées (44,2 %). Les principaux motifs des plaintes concernent des situations de violences et d’intimidation ainsi que des enjeux à l’admission et à l’inscription, au transport scolaire et au plan d’intervention. 

Formation professionnelle

D’importants changements seront apportés à la Règle sur les conditions d’admission des élèves en formation professionnelle 2026-2027 (FP-03). Cinq volets seront modifiés. L’admission des élèves sera directement traitée par les centres(1) alors que le Service de la formation professionnelle du CSSBE s’occupera des inscriptions hors Québec(2). L’inscription d’un élève sur la liste d’attente qui refuse sa place sera désormais retirée(3). Les critères de sélection seront renforcés(4). Les frais exigés pour le dépôt d’une demande seront maintenant assumés par l’élève(5). Ces modifications ont été apportées principalement à la suite de l’embauche d’un conseiller en formation scolaire dans chacun des centres de formation professionnelle.

Buttes de neige

Des recommandations de l’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec (URASQ) sur l’aménagement des buttes de neige dans les cours d’école ont fait énormément réagir dans plusieurs médias nationaux du Québec le 16 décembre dernier. L’assureur conseille entre autres aux écoles d’avoir des buttes entre 1,8 et 3 mètres de haut, une pente maximale d’environ 25 %, une zone de remontée et d’attente identifiée ainsi qu’un calendrier d’utilisation par âge et niveau. L’URASQ indique que, si les critères ne sont pas respectés, le port du casque devrait être obligatoire. L’URASQ offre des services d’assurance à 65 des 72 centres de services scolaire du Québec, dont au CSSBE.

Karina Roy, directrice générale par intérim, dit avoir été informée des recommandations de l’URASQ et elles seront transmises aux directions d’école après le congé des Fêtes. Mme Roy ne s’attend pas à de changements significatifs comparativement aux années antérieures. Le port du casque n’a pas été envisagé au CSSBE. « On a toujours été vigilant concernant nos buttes de neige. Quand on voit qu’elles sont trop hautes ou trop abruptes, on leur demande – ceux qui font le déneigement – de les défaire. […] Ce que l’on va demander à nos directions, c’est d’être vigilant et de bien évaluer les risques. Comme l’a dit notre gouvernement, il faut y aller avec notre gros bon sens », explique-t-elle.