Chambre de commerce de Sainte-Justine: on parle repreneuriat avec Rotobec
AFFAIRES. Le premier souper-conférence de 2026 de la Chambre de commerce de Sainte-Justine, tenu le mercredi 18 février dans la salle Desjardins du nouveau Centre Rotobec de la localité, a attiré une cinquantaine de personnes, une assistance record pour une activité de l’organisation au cours des dernières années.
Sylvain Cayouette, actionnaire chez Rotobec, ainsi que sa fille Audrey étaient les conférenciers invités. Ceux-ci ont entretenu les personnes présentes sur l’importance du repreneuriat et, particulièrement, du processus de transfert vers la troisième génération qui est en cours, au sein de l’entreprise familiale, depuis 2024. Actuellement, trois des enfants de Marcel Cayouette et son épouse Justine, fondateurs de Rotobec, soit Sylvain, Richard et Benoît Cayouette, sont actionnaires de l’entreprise en compagnie de Julien Veilleux, qui est le PDG de l’entreprise.
Pour la troisième génération qui se prépare à la relève au cours des prochaines années, ce sont sept des petits-enfants des fondateurs qui ont manifesté leur intérêt pour la suite des choses, dont cinq qui sont actifs au sein de celle-ci, a précisé Sylvain Cayouette.
Rappelant que seulement une entreprise familiale sur 10, au Québec, réussit le transfert vers la troisième génération, M. Cayouette a insisté sur l’importance, pour les parties impliquées, d’être bien accompagnés dans ce processus qui est souvent le fruit d’un processus à long terme, comme c’est le cas chez Rotobec.
« On a eu de l’accompagnement là-dedans et c’est important, car c’est quelque chose qu’on ne pouvait faire seuls. Plus on progresse dans ce projet, plus on s’aperçoit qu’on a du pain sur la planche et de l’apprentissage à faire », indiquait-il, ajoutant que dans tout transfert d’entreprise, « ça prend du talent et de la volonté, car ce n’est pas tout le monde qui a nécessairement les mêmes ambitions. »
« Nous sommes les sept intéressés par l’actionnariat, mais l’implication de chacun se fait à différents niveaux. Je suis en management, qui est au niveau des opérations, alors que l’actionnariat est plus au niveau de la gouvernance. Tu peux être soudeur et actionnaire et ce n’est pas un problème. L’important est de contribuer », mentionne pour sa part Audrey Cayouette en ajoutant que cette volonté de prendre la relève de son père et de son grand-père est le fruit d’une longue réflexion.
« Il y a un grand bout où je ne savais pas si je voulais œuvrer au sein de l’entreprise ou être actionnaire. Quand tu as 14 ou 15 ans, tu te cherches et quand tu décides de t’impliquer au sein de l’entreprise familiale, il faut que tu le fasses pour toi et, surtout, pour les bonnes raisons. J’ai beaucoup réfléchi, car je voulais être certaine de le faire pour moi, pas juste pour satisfaire mon père ou mon grand-père. Quand tout était clair dans ma tête, j’ai choisi de venir travailler chez Rotobec », a-t-elle mentionné.
« On ne leur a jamais mis de pression de ce côté-là. Il fallait que ça vienne d’eux, naturellement », insiste Sylvain Cayouette en rappelant que Rotobec n’était pas à vendre et que leurs enfants avaient beaucoup d’ambition et d’intérêt, ce qu’il est plaisant de constater.
« De faire cela de manière organisée et structurée, c’est important également, car ça augmente les chances de succès », précise Sylvain Cayouette en terminant.
Activités à venir
La Chambre de commerce tiendra également, en avril, un 5 à 7 portant sur l’intelligence artificielle puis en mai, une activité à cette présentée le 18 février aura lieu avec, cette fois, l’entreprise Précision Provençal de Sainte-Rose-de-Watford comme point de mire.
