COVID-19 : assouplissements et volte-face sur la contribution santé

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Par Jean-Hugo Savard
COVID-19 : assouplissements et volte-face sur la contribution santé
François Legault. (Photo : (Photo gracieuseté - Émilie Nadeau))

PANDÉMIE. Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé mardi après-midi en conférence de presse de nouveaux assouplissements en lien avec les mesures sanitaires.

Ainsi, à compter du lundi 14 février, les gyms et les spas pourront rouvrir leurs portes. De plus, les activités sportives et artistiques pour les clientèles adultes pourront reprendre. Le maximum de personnes permises a été fixé à 25. 

La diminution du nombre d’hospitalisations, qui demeure toutefois encore élevé au Québec, a convaincu le gouvernement d’aller de l’avant avec quelques allègements. « Je pense que ça va faire du bien, mais nous allons nous arrêter là. Malheureusement, nous ne pouvons pas annoncer d’autres assouplissements pour l’instant. »

M. Legault continue de tendre la main aux non-vaccinés. « Je comprends que certaines personnes ne voient pas cela d’un bon œil de se faire injecter un produit dans leur corps, mais les experts sont à peu près unanimes. Il y a peu d’effets secondaires et les chiffres sont très clairs. Les personnes non vaccinées ont beaucoup plus de chances de se retrouver à l’hôpital et de mourir de la COVID. »

Une brigade est d’ailleurs déployée dans les endroits où le taux de vaccination est le plus faible afin de rejoindre ceux et celles qui voudront obtenir une dose. 

Volte-face sur la contribution santé

François Legault a également confirmé l’abandon de la contribution santé que son gouvernement souhaitait imposer aux personnes n’ayant pas reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. « L’idée était de mettre en place un incitatif. Le projet de loi est prêt, mais je comprends que cette annonce est venue diviser les Québécois. J’ai bien entendu les partis d’opposition qui sont contre. Pour faire avancer le Québec dans un climat serein, notre gouvernement ne déposera pas ce projet de loi. Il est temps de travailler ensemble et de se rassembler pour que nous demeurions un endroit où il fait bon vivre et où le peuple est uni. »

Le premier ministre s’est défendu d’avoir manqué de jugement en annonçant il y a quelques semaines la mise en place d’une contribution santé. « Il y a plusieurs moyens pour inciter les gens à se faire vacciner. Dans la balance, aujourd’hui, je pense que c’est important de protéger la paix et la cohésion sociale des Québécois. La contribution santé aurait pu être un incitatif pour certaines personnes. Cela aurait amené un débat pas nécessairement constructif à l’Assemblée nationale. Je crois qu’actuellement, on doit se concentrer à convaincre le plus de gens à se faire vacciner et à continuer d’améliorer notre réseau de la santé », a-t-il dit. 

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