Des invités de marque et plus de 320 participants au brunch familial de l’UPA Bellechasse

AGRICULTURE.L’UPA de Bellechasse a réussi à regrouper plus de 320 personnes, incluant petits et grands, lors de son troisième Brunch familial tenu le dimanche 25 janvier dernier à Saint-Lazare, événement qui a bénéficié de la présence des deux députées de la circonscription, du ministre de l’Agriculture et du président de l’UPA.

Accompagné par la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, et nommé ministre de l’Agriculture du Québec il y a quelques semaines à la suite d’un remaniement du premier ministre François Legault, Donald Martel était agréablement surpris de voir que l’activité avait connu un tel succès de participation. « J’étais content d’être invité par Stéphanie, car c’est un des objectifs que je me suis donnés, soit d’être sur le terrain. Alors y prendre part était incontournable », mentionnait-il.

Le président de l’UPA, Martin Caron, s’est lui aussi déplacé et était ravi de voir une participation aussi imposante. « Les gens sont fiers de présenter leurs activités et nous avons besoin de ce type d’activité. On connait les contextes qui sont difficiles, tel que le géopolitique, l’économie et les changements climatiques. C’est important ce genre de rencontre. »

Selon lui, les agriculteurs de Chaudière-Appalaches n’ont pas nécessairement d’enjeux différents de ceux des autres régions du Québec. « Le revenu agricole, la mise en marché collective, les marchés de proximité et certains aspects sur l’aménagement du territoire sont des enjeux qu’ont toutes les autres régions », résume-t-il.

Il avoue que le revenu agricole est possiblement l’enjeu le plus souvent abordé dans les discussions qu’ont les agriculteurs ces temps-ci. Les investissements gouvernementaux sont également sur sa table de travail, tout comme le renouvellement de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM).

« Autant le fédéral que le provincial doivent nous soutenir, car l’endettement agricole augmente encore. Il y a un décalage avec le reste des pays de l’OCDE, puisque moins d’un pour cent du budget est alloué à l’agriculture et l’agroalimentaire, tandis que c’est deux pour cent ailleurs. La renégociation de l’ACEUM est aussi à surveiller, car les États-Unis représentent 71 % de nos exportations. »

M. Caron convient que le dossier de la gestion de l’offre fera inévitablement partie d’une éventuelle renégociation, les signaux en ce sens étant existants depuis plusieurs mois, lui qui fait partie d’un comité canado-américain sur le sujet.

« M. Trump en parle, mais les discussions que j’ai avec le ministre responsable des discussions avec les Américains, Dominic Leblanc, m’indiquent que la position canadienne est ferme de maintenir la gestion de l’offre et de ne pas avoir d’ouverture des marchés », poursuit-il.

Le ministre de l’Agriculture du Québec, Donald Martel, entend surveiller de près les discussions entourant l’accord de l’ACEUM. « Je pense qu’il y a un consensus au Québec. Le premier ministre Legault a déjà dit que c’était un dossier aussi important que la langue française, alors c’est démontrer toute l’importance qu’on lui accorde. Les discussions que j’ai eues avec mes homologues des autres provinces me disent que nous ferons front commun pour protéger ça », assure-t-il.

M. Martel est d’autant plus convaincu qu’il entend que la gestion de l’offre ne serait pas nécessairement un enjeu dans les discussions, à l’heure actuelle. « À cet égard, l’unité canadienne est fondamentale par rapport à cette défense et nous sommes chanceux d’avoir des partenaires des autres provinces sur le sujet. »

Ligne d’hydro et énergie éolienne

Sur la nouvelle ligne qu’Hydro-Québec entend éventuellement déployer pour transporter l’électricité du Bas-St-Laurent vers la région de Thetford, M. Martel est conscient que des agriculteurs pourraient être touchés, particulièrement en acériculture. Il salue toutefois le travail de la Société d’État sur le sujet.

« Je suis content que l’UPA ait une entente avec Hydro-Québec. L’énergie sera le défi du prochain siècle et au Québec, nous sommes bien positionnés. Ça peut être une bonne source de revenus pour les régions, mais l’impact doit être au minimum et les personnes ou territoires touchés doivent être compensés. »

L’installation potentielle d’éoliennes dans la région dans Bellechasse et en Nouvelle-Beauce n’est pas étrangère au ministre Martel qui préfère qu’une acceptabilité sociale solide existe, avant tout. « Idéalement, on ne fait pas ça sur des terres agricoles, mais si tel devait être le cas, les impacts doivent être limités. Il n’y aura toutefois pas d’éoliennes où les gens n’en veulent pas. Il ne faut pas faire de ces projets des enjeux de division, mais je répète que le siècle à venir en sera un de défis au niveau énergétique. »

Quant au développement de l’acériculture sur les terres publiques, le ministre Martel se réjouit de l’entente qui implique certaines superficies. « J’entends qu’il y a une entente. Je m’étais rangé du côté des producteurs, mais j’insiste pour dire que ce sont des terres publiques, qui appartiennent au public, et c’est un privilège que l’on donne, donc il faut respecter les parties qui ne seront pas exploitées à des fins acéricoles. »

Expo-BBQ Bellechasse

De son côté, la députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, mentionne que le dossier de l’Expo BBQ Bellechasse et du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud a été le dossier agricole le plus discuté, de son côté, au cours de la dernière année, dossier qui est en bonne voie d’être réglé, assure-t-elle. « Quand un dossier va bien, je ne m’en mêle pas. C’est à partir du moment où je suis sollicitée que j’interviens et que j’ai des discussions avec mon collègue », indique-t-elle, précisant qu’elle assurera toutefois un suivi des dossiers énergétiques énumérés par M. Martel, soit la ligne de transport d’Hydro-Québec et la possible installation d’éoliennes sur des terres agricoles de la région.

L’activité du Brunch familial sera de retour en janvier 2027, assure le Syndicat de Bellechasse qui a profité de l’activité pour remettre un don de 2 500 $ à l’organisme Les Frigos Pleins, afin de soutenir l’achat de produits agroalimentaires dans la MRC de Bellechasse et dans un esprit de solidarité et d’entraide. Un tirage de type moitié-moitié, lors de l’événement, a permis d’amasser une somme supplémentaire de 570 $, en plus de la mise à l’encan d’une poche de patates de 50 livres, qui a été vendue au montant impressionnant de 1 000 $.