Investissements importants en 2025-2026, continuité pour 2026-2027 à la SADC Bellechasse-Etchemins
AFFAIRES. Le 18 juin dernier, la Société d’aide aux collectivités (SADC) Bellechasse-Etchemins tenait son assemblée générale annuelle à Saint-Charles. Ses dirigeants ont dévoilé les résultats d’une année 2025-2026 marquée, indique-t-on, par une forte présence terrain, une hausse des demandes d’accompagnement et la poursuite de plusieurs projets structurants pour le territoire.
En 2025-2026, la SADC a autorisé 1 249 M$ en prêts auprès des entreprises du territoire, générant plus de 8,8 M$ en projets et contribuant à la création et au maintien de 231 emplois. L’organisation a également offert 884 heures d’accompagnement et soutenu 64 entreprises.
Lors d’un récent entretien avec le journal, sa directrice générale Katie Fortier précisait que son organisation avait repris peu à peu son rythme de croisière après les années de la COVID. Une planification stratégique menée en 2023 avait permis de noter que le financement offert par la SADC n’était pas ouvert à tous les secteurs d’activités, ce qui a été revu à travers la nouvelle entente de cinq ans (2024-2029) signée par la suite avec Développement économique Canada.
« On a décidé d’ouvrir le financement à tous les secteurs d’activités, mais il fallait prendre le temps de bien informer les gens et les promoteurs. On n’a plus de barrière d’entrée pour les dossiers qui sont ensuite analysés par notre équipe », mentionne-t-elle en ajoutant que cette ouverture avait bien sûr entraîné des demandes de financement supplémentaires. Après 1,1 M$ en financement accepté en 2024-2025, ce sont 1,249 M$ qui ont été autorisés cette année, sommes qui étaient toutes déboursées à la mi-juillet.
« En 25-26, on avait 31 % du financement accordé pour les nouveaux secteurs d’activités, sinon cela aurait tourné autour de 800 000 $. Ce représente plus de 400 000 $, contre 340 000 $ l’an dernier. On a aussi de nouveaux fonds qu’il fallait faire connaître comme la Stratégie Transfert ou encore la Stratégie verte & numérique qui permettent d’aller chercher 25 000 $ chacun sur deux ans sans intérêt », poursuit-elle en ajoutant que la hausse des financements accordés s’explique aussi du fait que l’équipe de la SADC est dorénavant complète, après des années de personnel réduit.
« Cela nous a permis de consacrer du temps au démarchage et à bien relancer les dossiers », poursuit-elle en précisant que 36 prêts ont été accordés à 21 entreprises en 2025-2026. Cinq entreprises ont aussi reçu de l’aide technique, le tout évalué à 21 855 $.
« On peut aider une entreprise souhaitant investir dans le virage vert ou numérique, ou encore en période de restructuration ou de relève, en payant les services d’un consultant externe. Cela peut aller jusqu’à 5 000 $, ce qui les aidera à bien structurer leurs projets. Le but est ensuite de favoriser le financement avec nous. Cela entre en ligne directe avec les objectifs fixés à la fois par Développement économique Canada et le gouvernement du Québec, soit le repreneuriat, le virage numérique ainsi que le virage vert. »
Statistiques intéressantes dans Les Etchemins
Katie Fortier rappelle que la SADC couvre autant le territoire de Bellechasse que celui de la MRC des Etchemins. Bien qu’on n’y retrouve que 13 municipalités contre 20 pour Bellechasse, le territoire etcheminois bénéficie de 40 % du financement global venant de la SADC, cette proportion grimpant à 46 % pour les dossiers de relève. Si le repreneuriat est un dossier à la mode depuis quelques années, il est difficile, selon Mme Fortier, de dire avec précision combien d’entreprises sont à vendre sur le territoire.
« Il y en a encore beaucoup à vendre aujourd’hui, surtout les commerces et entreprises de proximité. On travaille fort pour que ceux-ci demeurent et poursuivent leurs activités, qu’il s’agisse de casse-croûte, d’épiceries, de garages ou autres », précise-t-elle.
Pour l’année 2026-2027, Katie Fortier mentionne que son organisation avait pour objectif d’offrir 1,2 M$ en financement, même si certains de ses fonds dédiés étaient épuisés. Lors de l’entretien avec le journal à la mi-juillet, elle se disait optimiste d’atteindre cet objectif, 660 000 $ en prêts ayant été autorisés depuis le 1er avril.
