Irrégularités administratives à Saint-Camille: la SQ enquête
MUNICIPAL. Le dossier des irrégularités administratives mises de l’avant dans un communiqué de la municipalité de Saint-Camille, le 28 avril dernier, a refait surface à la séance régulière du conseil du 4 mai, alors qu’une cinquantaine de personnes étaient présentes, dans un climat parfois tendu.
Si le nouveau maire Tom Leclerc avait confirmé, lundi soir, que le dossier avait été transmis aux autorités compétentes et était officiellement sous enquête, la directrice générale Cathrine Pouliot a confirmé, dès le lendemain, que la Sûreté du Québec avait été saisie de ce dossier épineux.
Répondant à des questions de citoyens présents, Mme Pouliot avait souligné que c’était après son entrée officielle en fonction, le 1er mars et en pleine campagne électorale, qu’elle aurait découvert ces irrégularités et en avait fait part aux membres du conseil municipal, sur avis des procureurs de la municipalité.
Le fait que le dossier soit sous enquête empêche bien sûr la municipalité de commenter davantage, rappelaient alors le nouveau maire et la nouvelle directrice générale. Mme Pouliot précisait toutefois, lors d’un entretien avec le journal mardi, que c’est en ayant accès aux dossiers, aux courriels et aux documents administratifs qu’elle dit avoir remarqué certains éléments qu’elle a ensuite portés à l’attention du conseil municipal.
Des répercussions financières
Ces irrégularités, comme l’indiquait aussi le communiqué du 28 avril, auraient eu des effets sur les finances de la municipalité et, à cet égard, les élus ont pris deux décisions importantes lors de leur séance de lundi soir.
Dans un premier temps, ceux-ci ont décidé de mettre un terme au Projet Signature Innovation, en lien avec le projet d’aménagement de la forêt communautaire, et d’ainsi résilier le protocole d’entente signé avec la MRC des Etchemins. Le second est l’annulation d’une ouverture de poste visant l’embauche d’un agent de développement et responsable des loisirs.
« Nous sommes encore à évaluer le tout, mais l’objectif est qu’il y ait le moins d’impact financier pour les citoyens. C’est pourquoi nous avons retiré certains éléments », avait indiqué le maire Tom Leclerc lors de la séance publique.
Ce dernier ainsi que Catherine Pouliot ont rappelé que la municipalité avait déjà investi d’importantes sommes d’argent dans le projet de forêt communautaire et qu’à la lueur des éléments découverts, il lui était impossible de respecter les critères des ententes avec la MRC et le Grand fonds du Mouvement Desjardins, duquel la municipalité devait recevoir une importante somme d’argent, également.
« Cela ne veut pas dire que le comité des Camps du coupe-feu va arrêter de travailler. On va continuer à profiter de ce qui est déjà là et comme on a eu les baux du camping, on pourra continuer à utiliser le secteur et y tenir des activités », avait précisé le maire après la séance du conseil.
Plus de transparence
Toujours en lien avec le communiqué du 28 avril, la municipalité dit avoir choisi de parler publiquement de la situation dans un souci de transparence et qu’elle continuerait à le faire dans le futur.
