Jérôme Couture sera candidat du Parti Québécois dans Bellechasse
POLITIQUE. C’est ce jeudi 27 août que les élections générales seront officiellement déclenchées au Québec. Si l’identité de la plupart des candidats à cette élection était connue dans Bellechasse, celui du Parti Québécois se faisait toujours attendre. C’est maintenant chose faite, puisque la formation politique a confirmé en soirée, mercredi, que Jérôme Couture portera ses couleurs dans le comté.
Natif de Saint-Henri et résident de Cap-Rouge, le candidat de 45 ans affrontera donc la députée sortante Stéphanie Lachance de l’équipe Christine Fréchette (CAQ), le chef conservateur Éric Duhaime, le libéral Richard Garon ainsi que Raphaël Bédard de Québec Solidaire.
Politologue et détenteur d’un doctorat de l’Université Laval, il enseigne les finances publiques et la fiscalité à cette même université, en plus d’œuvrer comme analyste à Transport Québec. Il est aussi contractuel à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), où il accompagne les municipalités dans la préparation de leurs budgets.
Lors d’un entretien avec le journal mercredi en milieu d’après-midi, M. Couture a mentionné que sa décision de se présenter en politique fut longuement réfléchie, rappelant que le Parti Québécois l’avait approché il y a quelques semaines avant de le relancer récemment.
S’il ne réside plus dans sa localité d’origine, il dit être toujours attaché à son Bellechasse natal, sa famille y demeurant toujours, tout comme un grand nombre de ses amis. Conseiller municipal pendant huit ans à Saint-Henri, son implication dans le comté est encore récente, ayant été président de l’Office municipal d’habitation de la Rivière-Etchemin jusqu’à la fusion des OMH de Bellechasse et Montmagny en 2024.
Péquiste depuis longtemps
Jérôme Couture mentionne que sa décision de se présenter en politique active, sous les couleurs du Parti Québécois, était naturelle du fait qu’il est un militant actif depuis longtemps.
« J’ai pris une part active comme militant lors des campagnes de Jerry Beaudoin et de Benoit Béchard, il y a plusieurs années. J’ai aussi été représentant Jeunes au Conseil national du PQ », rappelle-t-il en disant continuer à suivre les dossiers de Bellechasse de près.
Si la plateforme de son parti n’est pas encore dévoilée, il entend aborder plusieurs thèmes qui lui sont chers, comme le soutien aux PME dans un contexte de guerre commerciale, la défense de notre agriculture et le soutien aux municipalités qui ont leur part d’enjeux, notamment en matière de voirie locale. L’accès aux services, notamment en santé, ainsi que le sous-financement du milieu communautaire sont deux autres enjeux qui l’interpellent.
Parlant de santé, il dit soutenir la position de son parti et de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui préconise l’abolition de Santé Québec. « J’ai vu l’impact des fusions et des regroupements au fil des ans, notamment dans le milieu des OMH. Ce qui se trouve loin des grands centres devient un peu moins visible. On veut décentraliser, mais en même temps, on s’éloigne du poids politique quand des agences comme Santé Québec sont mises en place. Alors, il faudra voir ce qui se passera pour Bellechasse si on procède à ce niveau », mentionne-t-il en affirmant que peu importe ce qui se passera, il faudra que ce soit positif pour les gens qui veulent d’abord avoir accès à un médecin et obtenir un rendez-vous rapidement avec ce dernier.
Un défi stimulant
Bien au fait des difficultés que vit le Parti Québécois depuis plus de 20 ans dans Bellechasse, il se dit très motivé par le défi qui l’attend en vue du scrutin du 5 octobre.
« C’est un beau défi, il faut le reconnaître, et ça ne sera pas facile. L’attention sera mise sur Bellechasse et j’espère que la lumière sera sur nos enjeux, pas sur le personnage », souligne-t-il en parlant, notamment, de la candidature du chef conservateur Éric Duhaime.
À cet égard, il dit supporter les propos de l’ancien député Claude Lachance qui, dans une récente correspondance publique, accusait M. Duhaime de se présenter dans Bellechasse par opportunisme, pensant d’abord à ses ambitions personnelles plutôt qu’au bien de la circonscription.
« C’est Bellechasse qui doit briller et non pas la personne. J’espère que les positions des partis seront mises de l’avant. Personnellement, j’aurai des choses intéressantes à proposer. Ce sera un beau défi que d’être sur le terrain, de rencontrer les gens et les acteurs-clé de Bellechasse afin de leur présenter nos positions et leur rappeler à quel point le Québec est brisé en raison de la CAQ. Tout le monde reconnaît cela, il y a plein de gens déçus par la CAQ et ils doivent réfléchir à quelle formation politique ils donneront leur appui lors du scrutin », poursuit-il en rappelant que le seul slogan de l’équipe Fréchette, Avançons, est pas mal similaire à celui de 2022, Continuons.
« C’est la même direction, soit vers le mur. Ça va prendre du changement et je crois que les gens sont ouverts à écouter. Ils veulent appuyer quelqu’un qui connait bien les enjeux de la région et qui va mettre en valeur celle-ci. On le voit dans les sondages, même si bien des gens sont toujours indécis. Il faut leur offrir une autre option que celle de la CAQ. Il y a le PCQ, mais, nous aussi, nous avons des choses à proposer. »
