La conservation à la mode à l’Agence des forêts privées des Appalaches

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Par Eric Gourde
La conservation à la mode à l’Agence des forêts privées des Appalaches
Le député-ministre

FORÊTS. Le gouvernement fédéral vient appuyer un projet de conservation de peuplements forestiers d’intérêt sur le territoire de l’Agence de mise en valeur des forêts privées des Appalaches en octroyant un montant de 10 256 $. Le montant s’ajoute à un autre montant de 14 000 $ accordé par la Fondation de la Faune du Québec et un autre de 3 500 $ investit par l’Agence elle-même.

Le territoire de l’Agence, qui se situe au sein des MRC de Bellechasse, Etchemins, Montmagny, L’Islet de même que sur celui de la ville de Lévis, comporte des écosystèmes forestiers exceptionnels ainsi que des milieux naturels importants pour la biodiversité font valoir les dirigeants de l’organisme. Un document du propriétaire sera produit par l’Agence dans le cadre du programme et remis à celui-ci. Il contiendra des informations et le résultat des inventaires réalisés sur la propriété.

«Nous croyons que la conservation est un élément important à la mise en valeur des forêts autant que l’acériculture par exemple», estime le président de l’Agence, Adélard Couture. «On peut exploiter la forêt en soi, mais il faut aussi garder des traces de ce qu’est une forêt à l’origine.»

Il s’agit du troisième projet sur lequel travaille l’Agence en partenariat avec ÉcoAction précise le directeur général, Jean-Pierre Faucher. «Celui-ci est un peu différent, car on parle d’établir des ententes de conservation volontaires avec des propriétaires forestiers. On ne veut pas faire peur aux propriétaires, ce seront des ententes morales et de sensibilisation sur ce qu’ils retrouvent sur leur propriété et on va simplement leur demander de s’engager à ne pas détruire ou altérer le boisé en question.»

Les peuplements forestiers d’intérêt visés par l’Agence sont principalement situés dans des vieilles forêts, des endroits où il y a peu ou pas d’aménagements forestiers depuis plusieurs années ajoute Jean-Pierre Faucher. «On va y retrouver beaucoup de gros arbres, beaucoup de biodiversité, plein d’essences qui sont devenues rares dans la région. C’est là où on veut concentrer des efforts dans le but de protéger ces reliques de nos forêts» ajoute-t-il, indiquant que ces écosystèmes sont fragiles. «Il en reste environ 10 % de forêts qui ont plus de 100 ans sur le territoire. Une certaine partie de ce 10 % est déjà aménagée alors c’est le reste qui nous importe maintenant.»

Présent lors de l’annonce, le député-ministre-fédéral, Steven Blaney, a tenu à souligner l’expertise de l’Agence dans le domaine. «ÉcoAction est une initiative pour soutenir les projets de mise en valeur des forêts privées. L’Agence, ce sont des experts, nos gardiens dans ce domaine.»

Aires protégées

Par ailleurs, l’Agence travaille aussi en parallèle sur certains dossiers visant la protection de certains secteurs situés en forêt publique. Elle entend établir sur son territoire une réserve naturelle et inscrire certaines parties de son territoire au registre des aires protégées. Un projet de réserve naturelle est à l’étude dans la MRC de Montmagny et des aires protégées dans le secteur du lac Caribou de Lac-Etchemin, d’autres à Saint-Camille et d’autres aux environs du Massif du Sud. Le détail de ces initiatives sera précisé ultérieurement.

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