La gestion au secours de la rareté de la main-d’œuvre en agriculture

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Par Hubert Lapointe
La gestion au secours de la rareté de la main-d’œuvre en agriculture
Discussion sur le projet d'intégration de personnes immigrantes en Chaudière-Appalaches

SCOTT – Une centaine de producteurs agricoles et d’intervenants du milieu ont participé à la 14e édition du Colloque annuel d’AGRIcarrière, qui a eu lieu le mercredi 19 février dernier à La cache à Maxime de Scott. Les participants y ont abordé le problème de la rareté de la main-d’œuvre et de la façon d’y faire face, ceci par une meilleure gestion des ressources humaines.

Mélanie Lagacé, conseillère aux communications pour AGRIcarrières, a expliqué que le but de l’activité était d’outiller les producteurs dans la gestion de leurs ressources humaines. « Par la présentation de programmes à succès, on souhaite que les participants retiennent que la gestion des ressources humaines est essentielle au développement de leurs entreprises agricoles et qu’ils en ressortent mieux informés. »

Pour lancer le colloque, Geneviève Lemonde, directrice générale d’AGRIcarrières, a prononcé le désir que les producteurs soient désormais sensibilisés à adopter de bonnes pratiques de gestion de ressources humaines. « Faire de la gestion de ressources humaines est un facteur clé de succès. », a-t-elle affirmé.

Puis, a été exposé le projet d’intégration de personnes immigrantes en Chaudière-Appalaches, une stratégie de recrutement lancée dans la région il y a une dizaine d’années. « Nous voulons recruter toutes les personnes qui veulent travailler en production porcine et les inviter à suivre une formation de courte durée qui va terminer nécessairement sur un emploi », a expliqué Johanne Gagnon, du Centre d’emploi agricole de la Chaudière-Appalaches.

Brièvement, le programme s’est tourné vers les immigrants car ils ont actuellement un taux de chômage plus élevé. Mme Gagnon n’est pas sans savoir que quitter Montréal (le lieu de recrutement) n’est pas une décision facile à prendre, mais bon nombre d’immigrants vivaient sur des fermes avant de choisir de venir vivre au Québec. « Ils peuvent maintenant suivre leur rêve de retourner travailler en agriculture », a-t-elle continué. Soulignons qu’à ce jour, 114 personnes ont reçu une formation à travers ce programme.

Entre autres, Romain Martineau d’Emploi-Québec s’est montré très enthousiaste par rapport aux résultats de ce programme. « Ça répond à un besoin en main-d’œuvre en agriculture, et ça permet d’intégrer des personnes sur le marché du travail le plus rapidement possible », a-t-il commenté.

Au cours de la journée, s’est aussi déroulée une discussion sur les enjeux et changements de mentalités relatifs à une meilleure organisation du travail, et ce sont tenues des conférences qui parlaient d’astuces de rétention du personnel et de lois du travail en agriculture.

Il est possible d’en savoir davantage en visitant le www.agricarrieres.qc.ca.

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