« L’agriculture doit demeurer au cœur des discussions »

ÉLECTIONS. La campagne électorale entrant dans sa dernière ligne droite, l’Union des producteurs agricoles (UPA) en Chaudière-Appalaches rappelle aux candidats l’importance stratégique de l’agriculture, pour l’économie régionale et la vitalité de ses communautés.

Deuxième région bioalimentaire en importance au Québec, Chaudière-Appalaches représente 5 692 exploitations agricoles, près de 2 G$ en recettes provenant du marché et plus de 8 000 emplois directement liés au secteur de l’agriculture.  

« Dans un contexte où l’autonomie et la sécurité alimentaires prennent toute leur importance, l’agriculture doit demeurer au cœur des discussions. Nous demandons aux candidats de prendre des engagements clairs », affirme James Allen, président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.

Hausse des coûts de production, lourdeur administrative, main-d’oeuvre, gestion des risques, changements climatiques, relève et transfert des fermes représentent des exemples de préoccupations chez les producteurs.

L’UPA attend également, auprès de tous les candidats, un engagement ferme envers la mise en marché collective. « C’est un outil essentiel qui permet aux productrices et producteurs de parler d’une seule voix et d’obtenir une juste rémunération pour leurs produits », dit M. Allen.

Au cours des prochaines années, selon James Allen, le développement du réseau électrique et des projets éoliens accentuera la pression sur le territoire agricole. Ceci pourrait entraîner des pertes de superficies cultivables, le morcellement des terres, des contraintes pour la machinerie et le drainage, en plus d’affecter des érablières et les possibilités de développement des entreprises agricoles.

« Seulement 2 % du territoire québécois est réellement cultivé. Cette ressource limitée et non renouvelable doit être protégée. La Fédération demande donc que l’évitement des terres agricoles, des érablières et des bâtiments agricoles soit privilégié dès la conception des projets. Les décisions prises aujourd’hui ne doivent pas compromettre notre capacité de produire demain », indique le président de l’UPA en Chaudière-Appalaches.

D’ici le 5 octobre, il invite les candidats à rencontrer les producteurs de leur circonscription et écouter leurs réalités. « La Chaudière-Appalaches est une grande région agricole. La campagne électorale est le moment de prendre des engagements clairs envers celles et ceux qui nourrissent le Québec », conclut M. Allen.