L’ensemble paroissial et le presbytère de Saint-Michel officiellement classés

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Par Serge Lamontagne
L’ensemble paroissial et le presbytère de Saint-Michel officiellement classés
Vue du presbytère et de l'ensemble paroissial de Saint-Michel qui seront officiellement protégés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. (Photo : gracieuseté)

PATRIMOINE. Quelques mois à peine après la signature d’un avis d’intention de classement, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Royconfirme que l’ensemble paroissial et le presbytère de Saint-Michel, tout comme l’orgue de l’église et le bâton de bedeau, ont été classés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Par voie de communiqué, lundi en fin d’après-midi, la ministre et la députée de Bellechasse Stéphanie Lachance ont mentionné que ce classement s’accompagnait d’une contribution financière de 75 000 $ pour la restauration du presbytère de Saint-Michel.

Plus précisément, cette somme servira à restaurer la toiture, les lucarnes et les fondations de l’immeuble patrimonial érigé en 1678, qui comptent parmi les 10 premières créées sur le territoire québécois. Les bâtiments et structures de l’ensemble paroissial occupent leur emplacement actuel depuis 1712. Le presbytère a quant à lui été construit en 1740, agrandi en 1790 et modifié en 1853 et 1854.

« C’est un bâtiment de très grande qualité qui possède un degré d’authenticité élevé. Il constitue, en outre, le troisième plus ancien presbytère à subsister au Québec », mentionne-t-on dans le communiqué en rappelant que l’orgue de l’église de Saint-Michel a été fabriqué en 1897 par Napoléon Déry (opus 14) et que le bâton de bedeau a été conçu vers 1820 par l’orfèvre Laurent Amiot. 

« C’est une partie de l’histoire du Québec que nous consolidons aujourd’hui. C’est une bonne nouvelle et cela se veut une suite logique des choses puisque lorsque tu as un avis d’intention, tu sais que tu entres dans le cadre d’une protection patrimoniale avec les avantages et les restrictions que cela amène, bien sûr. Le but, c’est de protéger des bâtiments, comme le presbytère, qui vont nous survivre », a-t-il mentionné en ajoutant que les travaux de réfection prévus au presbytère sont évalués à 150 000 $.

« Quand on a préparé notre budget, nous sommes allés chercher des sommes qui n’avaient pas été devancées pour de l’entretien depuis quelques années, puis on a ajouté le montant annuel d’entretien (15 000 $), pour compléter notre part du 75 000 $. Comme on se doutait qu’on aurait la subvention, on a planifié nos travaux en conséquence », a-t-il précisé en rappelant que le processus de plans et devis ainsi que les appels d’offres seront lancés sous peu. 

« Notre objectif, si on le peut, c’est de lancer les travaux à l’automne », d’ajouter le maire.

Consultations à venir

Par ailleurs, le maire Garneau a mentionné que le comité consultatif des actifs municipaux, qui est en fonction depuis la fin de l’hiver, lancera sous peu un processus de consultation afin d’inviter les gens à donner leur avis et partager leur vision sur l’avenir du presbytère. Un formulaire en ce sens sera acheminé par la poste à tous les citoyens et une consultation publique sera également organisée.

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