Les ambulanciers de la région souhaitent toujours un horaire de travail plus stable

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Par Hubert Lapointe
Les ambulanciers de la région souhaitent toujours un horaire de travail plus stable
Pascal Jacques

Plus d’un an après avoir dénoncé l’iniquité des services offerts d’une région à une autre, le regroupement paramédical TASBI (Travailleurs ambulanciers de Beauce inc.) desservant les territoires de la Beauce, de Bellechasse et des Etchemins, déplore le fait qu’aujourd’hui, rien n’a changé.

Rappelons en effet qu’en novembre 2011, le regroupement se demandait pourquoi une région comptant autant de citoyens et ayant le même ratio de population rurale qu’une population urbaine puisse profite d’un service avec horaire à l’heure, alors que dans les régions de la Beauce, de Bellechasse, des Etchemins et de Lac-Mégantic, les paramédicaux n’ont droit qu’à un horaire de faction. C’est-à-dire, que le personnel ambulancier est à résidence et doit se présenter à la caserne une fois qu’un appel d’urgence est entré. Ceci a pour effet de retarder la rapidité et la performance des ambulanciers, puisqu’un horaire à l’heure permet à une équipe d’être directement dans l’ambulance ou à la caserne lorsque l’appel est reçu.

« Ça pourrait représenter la différence entre la vie et la mort lors d’un appel », a indiqué Pascal Jacques, président du regroupement TASBI. « Une différence d’environ 8 minutes en comparaison à un appel à horaire à l’heure », de confirmer M. Jacques.

« En plus de retarder l’intervention, ce délai impose que le travail, une fois rendu à destination, est plus colossal, car la situation est encore plus urgente et la réaction négative des proches des victimes est toujours dirigée contre les paramédicaux et rarement dirigée contre l’organisme qui prend ces décisions… C’est frustrant à la longue, surtout quand on sait que nous sommes le regroupement paramédical qui pose le plus grand nombre de gestes médicaux au Québec et nous sommes reconnus pour notre dévouement envers la population. Malgré ce fait, le gouvernement et les entreprises ambulancières ne semblent pas se préoccuper de l’iniquité que nous vivons », a ajouté Pascal Jacques.

De plus, il semblerait que l’organisme doive également se battre pour conserver les acquis en matière de service à ses ambulanciers. Notamment, les compressions budgétaires ou des décisions administratives menacent d’enlever au personnel paramédical de la Beauce, de Bellechasse, des Etchemins et de Lac-Mégantic, des outils et des mécanismes qui rendaient leur travail plus efficace. « Ces décisions administratives prises souvent à la hâte ne tiennent pas compte des besoins ni des réalités des ambulanciers de la région. Elles ne servent trop souvent qu’à augmenter les marges de profits sur les opérations. C’est pourquoi il est important de faire savoir à la population que les décisions administratives des employeurs peuvent avoir des conséquences sur la qualité de service de vos paramédicaux», a raconté M. Jacques.

C’est pourquoi TASBI a entamé des moyens de pression, ceux-ci afin de mieux se faire entendre et accélérer le processus. Le regroupement tient cependant à rassurer la population que jamais la qualité des soins ou des services ne seront mis en cause.

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