Les gens s’ennuyaient des cabanes à sucre 

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Par Frederic Desjardins
Les gens s’ennuyaient des cabanes à sucre 
Un repas de cabane comprend toujours les traditionnelles fèves au lard. (Photo : (Photo gracieuseté - Jeff Frenette))

ACÉRICULTURE. Avec l’assouplissement des mesures sanitaires, certaines cabanes à sucre ont ouvert leurs portes après deux saisons de fermeture. La clientèle est au -rendez-vous, au point où plusieurs sites affichent déjà complet.

La -Cabane -Bertrand -Giguère, à -Saint-Joseph–de-Beauce, était en réflexion sur sa réouverture lorsque contactée par le journal au début février. L’entreprise acéricole accueillera finalement la clientèle tous les -week-ends d’avril, avec ses plats traditionnels et la populaire tire d’érable.

« -Nous sommes déjà pleins pour toutes nos dates. On n’en fait moins qu’à l’habitude en raison du manque de personnel. La demande était tellement forte que nous avons refusé des réservations. Ça ne me surprend pas. Les gens ont hâte de sortir et de se retrouver », affirme la copropriétaire, -Géraldine -Gagné.

Retrait du passeport vaccinal

Du côté de la -Cabane à sucre chez -Aurélien -Lessard, à -Saint-Georges, le retrait du passeport vaccinal par la -Santé publique (12 mars) a fait passer sa saison de passable à extraordinaire.

« J’ai commencé les 19 et 20 mars. On n’a fait aucune publicité. Le téléphone n’arrête pas de sonner depuis la fin du passeport. Nous avons plusieurs dates prévues jusqu’à la fin avril. J’ai aussi booké quatre mariages pour cet été », mentionne -Robert -Lessard, propriétaire de la cabane.

À -Saint-Benoît-Labre, la -Sucrerie -Busque misait initialement sur les bulles familiales. Les groupes d’entreprises, clientèle importante de cette cabane avant la pandémie, ont réservé en grand nombre dès la fin du passeport vaccinal et de la plupart des restrictions sanitaires.

« -La réponse des clients est complètement folle. En seulement 24 heures, j’ai réservé 1 000 places. Comme j’ai un problème de -main-d’œuvre, je suis obligé d’opérer principalement les fins de semaine. On voit comment les gens s’ennuyaient de la cabane. C’est beau à voir et une méchante surprise », précise le propriétaire, -Carol -Busque.

Moins d’aînés à la cabane

L’Érablière -Réal -Bruneau constate le même engouement dans ses installations à -Saint-Henri. « -Sans le passeport et une capacité d’accueil de 100 %, ça change complètement la situation. La clientèle est familiale cette année. On a aussi des partys de bureau », explique -Hélène -Bruneau, responsable de la gestion/administration.

Cependant, l’entreprise ne peut pas compter sur les groupes arrivant des résidences privées pour aînés et -CHSLD en 2022. Elle constate également moins de réservations chez les personnes de 70 ans et plus vivant à domicile.

« -Les aînés sont plus craintifs face à la -COVID et on comprend ça. Nous faisons attention. Par exemple, les clients se déplacent au buffet, mais nos employés font le service afin de limiter les contacts avec les cuillères », dit -Mme -Bruneau.

Rappelons que les cabanes restent assujetties à la désinfection des mains et au port du masque dans les déplacements intérieurs jusqu’à nouvel ordre.

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