Maladie de Lyme: la prudence est de mise en Chaudière-Appalaches

FORÊT. La carte des zones à risque pour la maladie de Lyme au Québec s’est agrandie passablement en 2026, alors que l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a ajouté 174 nouvelles municipalités à la liste des secteurs endémiques.

Au total, 685 municipalités québécoises sur 1 098 sont maintenant considérées à risque et l’un des changements les plus importants implique Chaudière-Appalaches, alors que la région compte maintenant 53 municipalités endémiques, contrairement à deux en 2025.

Si les MRC de Bellechasse-Etchemin et Montmagny-L’Islet ne sont pas encore visées par la progression, quelques localités des Appalaches, de Lotbinière et de la Beauce font partie de la zone, dont Saint-Sylvestre, Saint-Séverin, Saint-Frédéric, Saint-Jules, Beauceville, Saint-Georges et Saint-Théophile. La cartographie de la zone répertorie les municipalités endémiques, et ce, pour les trois années à venir. Aucune modification n’est donc à prévoir d’ici 2029. 

Plusieurs maladies peuvent être transmises par les tiques au Québec, particulièrement la maladie de Lyme, l’anaplasmose, la babésiose et l’encéphalite de Powassan (virus de Powassan). Depuis le 1er janvier 2026, Santé-Québec Chaudière-Appalaches rapporte un cas d’anaplasmose et quatre (4) cas de maladie de Lyme chez des résidents de la région. On précise toutefois que, dans certains cas, la maladie a pu être acquise à l’extérieur de la région.

Lorsqu’un cas se manifeste, la prophylaxie postexposition (PPE), peut être recommandée lorsque certaines conditions sont réunies. La PPE consiste à administrer un antibiotique de façon préventive après une piqûre de tique, mais uniquement dans certaines situations.

Chez Santé-Québec Chaudière-Appalaches, on rappelle que la prévention demeure la clé pour prévenir l’acquisition des maladies qui sont généralement transmises par les tiques à pattes noires. Des précautions doivent ainsi s’appliquer dans des situations récréatives ou occupationnelles où la population est en contact avec les habitats propices à la présence des tiques, soit les herbes hautes, buissons, amas de feuilles mortes, etc.

Les cas de maladie de Lyme au Québec sont en hausse constante dans la province avec 1 021 cas déclarés en 2025, dont 927 acquis sur le territoire. La progression des tiques à pattes noires s’étend dans plusieurs régions du sud du Québec, et la santé publique élargit sa zone de surveillance en conséquence. Plusieurs villes de la Capitale-Nationale, de l’Outaouais, des Laurentides, de la Mauricie et du Centre-du-Québec intègrent la liste pour la première fois, cette année.