Nouveau conseil, mêmes défis à Saint-Michel
MUNICIPAL. Élu maire de Saint-Michel après un mandat de quatre ans comme conseiller et, surtout, un séjour de 37 ans à la direction générale de sa Municipalité, Ronald Gonthier apprivoise ses nouvelles fonctions qui ne faisaient pas partie de son plan de carrière, ce dernier s’apprêtant l’automne dernier à briguer un nouveau mandat de conseiller.
« Je ne devais pas présenter à la mairie, car d’autres personnes étaient pressenties pour le poste. Cependant, à deux ou trois jours de la fin de la période de mise en candidature, ces personnes se sont désistées et on m’a approché pour que je fasse le saut à la mairie et j’ai accepté de le faire », indique le principal intéressé qui se réjouit de la transition avec le conseil actuel qui se déroule bien jusqu’ici, selon lui.
M. Gonthier et les échevins de la municipalité vivent, comme la plupart des municipalités, précise-t-il, les contrecoups des coupures gouvernementales qui ont un effet sur les subventions versées aux municipalités « qui sont moins disponibles » et retardent ainsi la réalisation de projets d’importance.
C’est le cas notamment pour la mise aux normes du système de traitement des eaux usées, dossier qui est « sur pause pour le moment », se désole le maire Gonthier qui mentionne que la Municipalité ne pourra pas déposer de nouvelles demandes avant 2027-2028.
Dans la liste des projets en attente, on retrouve également la réfection d’une section du réseau d’égout pluvial dans le village, ainsi que des travaux de pavage dans la partie Ouest du 2e rang Est et du 3e Rang Est qui devront également attendre, le Programme d’amélioration de la voirie local (PAVL) ayant été mis sur pause pour le moment.
Réfection du presbytère
Un dossier qui chemine bien, cependant, est celui de la réfection du presbytère, datant de 1735 et propriété de la Municipalité depuis 2017, qui occupe une partie importante de l’attention municipale ces temps-ci.
M. Gonthier souligne que le bâtiment a manqué d’amour au cours des dernières années et que l’objectif est de lui en redonner, tout en respectant la capacité de payer des citoyens. Divers travaux extérieurs ont été réalisés jusqu’ici, ajoute-t-il.
« Il a fallu renforcer et colmater le solage. Comme c’est un bâtiment historique, il faut respecter son architecture de façon minutieuse. Avec son acquisition et les travaux effectués jusqu’ici, on a plus d’un million de dollars d’investis là-dedans, mais nous avons obtenu 410 000 $ en subventions », précise M. Gonthier qui rappelle que près de 85 pour cent des travaux de réfection de l’enveloppe extérieure sont terminés et que le reste devrait se faire au printemps, les contrats en ce sens ayant été accordés.
« Après, il faudra y aller avec la réfection des corniches et de la toiture, sans oublier les infiltrations d’eau à régler. Pour l’intérieur, cela dépendra des choix qui seront faits, mais on voudra conserver le cachet actuel. Comme c’est classé, le ministère devrait avoir un droit de regard et nous aider là-dedans. »
Le transfert de la bibliothèque municipale dans le presbytère demeure la priorité de la Municipalité à court terme et dès que ce sera réalisé, la municipalité vendra le local abritant actuellement ce service. M. Gonthier a émis le souhait que ce projet soit réalisé à temps pour les Fêtes du 350e anniversaire, prévues en 2028, mais que des discussions devront avoir lieu, d’ici ce temps-là, sur la façon de terminer celui-ci.
« Le Carrefour en patrimoine, OBNL créé pour gérer les projets culturels, fait actuellement des recherches de subventions pour le presbytère. On va travailler avec eux, car ils nous aident beaucoup dans ce projet. Si on décidait de refaire le haut, ça va prendre des gicleurs ainsi qu’un monte-charge et ça va coûter cher. On voudra également le mettre en valeur, mais les choix dépendront des coûts et des subventions disponibles. Comme on n’a aucune garantie pour le moment, on va certainement y aller par étapes. »
