Pierre Bruneau toujours aussi impliqué

SANTÉ.  Le Tour CIBC Charles-Bruneau était de passage dans la région, le mardi 7 juillet dernier, alors qu’une étape du périple s’est arrêtée à Saint-Anselme et Sainte-Marie, après avoir pris le départ de Lévis en matinée.

Le Tour se tient pour la 30fois et se veut l’événement phare de la Fondation Charles-Bruneau. Il demeure le plus grand défi cycliste caritatif au Québec, au profit de la recherche sur les cancers pédiatriques. L’ex-animateur Pierre Bruneau demeure son plus grand ambassadeur et y participe encore activement.

« Ce sont 30 ans de belles et de moins belles histoires, parce qu’on a perdu un grand nombre d’enfants quand même. On assure tout de même la pérennité de l’événement, car les besoins existent toujours. Nous sommes passés de 30 % de chances de guérison à 80 % avec les années, mais les cancers pédiatriques demeurent la principale cause de maladie mortelle chez les enfants », résume Pierre Bruneau, à la retraite depuis quatre ans maintenant.

À 74 ans, Pierre Bruneau indique être encore suffisamment en forme pour continuer à y participer. « J’ai, depuis deux ans, un vélo à assistance électrique et c’est merveilleux pour moi. L’âge est là, mais les jeunes m’inspirent et j’ai le goût de continuer à le faire. »

Ce dernier a encore le rêve de guérir le plus d’enfants possible. « Tous les jours, une famille au Québec apprend que son enfant a le cancer et, chaque semaine, on en perd encore un, alors c’est beaucoup encore. Ce n’est pas de l’utopie. On a réussi, chez nous, quatre centres Charles-Bruneau, dont celui de Québec, qui dessert la région ici », lance-t-il avec fierté.

Ce qui le rend perplexe est davantage le nombre de variantes des différentes maladies aujourd’hui connues, ce qui vient compliquer certaines choses, mais aussi prouver les bienfaits de la recherche. « Mon fils est décédé d’une leucémie lymphoblastique aigüe et mon neveu d’une leucémie myéloïde aigüe. Ce sont les deux seules leucémies que nous connaissions à l’époque. Aujourd’hui, on sait qu’il en existe plus de 200 variantes. On a donc plus de chances de les sauver. »

Loin de vouloir faire de la politique, Pierre Bruneau persiste à croire que des initiatives comme le Tour qui porte le nom de son fils ont leur utilité, ne serait-ce que parce qu’ils inspirent les dirigeants en place. « Les gouvernements nous tapent dans le dos en disant que c’est bien ce que l’on fait, sauf qu’ils se retirent du financement après. On a réussi à amener certaines choses, comme le Programme Signature qui permet de prévenir des cas de cancer grâce à la génétique. Le gouvernement n’a eu d’autres choix que d’en prendre la relève. Il faut inspirer le gouvernement et la chance de s’impliquer. »

Entretemps, la présence du Tour, qui passe régulièrement en Chaudière-Appalaches, demeure une nécessité pour lui. « Quand nous avons établi le centre à Québec, c’était pour desservir tout le Bas-St-Laurent, la Gaspésie, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et, naturellement, Chaudière-Appalaches avec la Beauce et le reste », précise-t-il.

Le Tour de cette année est en cours depuis le 4 juillet dernier et se terminera le 10 juillet. Plus de 54 M$ ont été amassés depuis sa création. Au-delà de son parcours, le Tour rappelle une réalité qui touche l’ensemble de la province, plus de 2 000 enfants étant actuellement atteints d’un cancer au Québec. Tous les enfants qui reçoivent un diagnostic de cancer, au Québec, sont pris en charge dans l’un des quatre Centres ou Unités Charles-Bruneau.